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30/10/2012 06:20 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

Campagne au rectorat de l'UQAM : Gérald Larose s'excuse d'une erreur dans son CV

Après avoir maladroitement indiqué qu'il était titulaire d'une chaire de recherche qui n'existe pas, Gérald Larose, un des candidats au poste de recteur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), a fait parvenir une lettre explicative à l'ensemble de la communauté de l'établissement, vendredi dernier.

Radio-Canada rapportait la semaine dernière que l'ancien syndicaliste avait dû reconnaître lors d'un débat à l'université devant 200 professeurs qu'il y avait une erreur dans son curriculum vitæ.

Dans sa lettre, le professeur à l'École de travail social s'excuse auprès de ses collègues et invoque un « manque de vigilance ».

Citant des exemples de projets en cours, il précise que la « Chaire sur l'insertion socioéconomique des personnes sans emploi » est « active » et « toujours en démarrage », mais qu'elle n'est « pas encore » suffisamment financée pour être reconnue officiellement par l'UQAM.

En principe, pour qu'une chaire soit reconnue comme telle, il faut pouvoir garantir une source de financement de 500 000 $ par an pour une période de cinq ans et rencontrer les exigences d'un comité de sélection, ce qui n'a pas été fait.

Il faut toutefois souligner que cette information suit M. Larose depuis plusieurs années.

La section consacrée à M. Larose sur le site de la campagne au rectorat de l'UQAM indique maintenant qu'il est « directeur de la chaire en démarrage sur l'insertion socio-économique des personnes sans emploi ».

Par ailleurs, dans son curriculum vitae, M. Larose indique que les principales sources de financement de sa chaire « en démarrage » sont la CSN et la Caisse d'économie solidaire Desjardins, dont il est l'actuel président du conseil d'administration et du comité exécutif. Elles ont fourni au total 50 000 $.

Le seul autre candidat au poste de recteur est Robert Proulx, vice-recteur à la vie académique.

M.Larose n'a pas retourné nos appels concernant ces nouvelles informations essentiellement parce que durant le processus de vote, l'UQAM interdit aux candidats de répondre aux questions des journalistes.

La campagne s'est terminée cette semaine. Les professeurs, employés et cadres de l'UQAM sont invités à voter pour le futur dirigeant de l'institution, qui a connu passablement de déboires financiers ces dernières années. Le résultat du vote sera ensuite soumis à un comité de sélection, qui en tiendra compte lorsqu'il sera temps de prendre une décision, d'ici quelques semaines.

Un article de Normand Grondin