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30/10/2012 01:08 EDT | Actualisé 30/12/2012 05:12 EST

Après l'émir du Qatar, une haute délégation de Bahreïn à Gaza

Une délégation de haut rang du royaume de Bahreïn doit se rendre jeudi à Gaza afin d'y inaugurer des écoles des Nations unies, a indiqué mardi le Hamas au pouvoir dans le territoire palestinien.

En revanche, le porte-parole du gouvernement du Hamas à Gaza, Taher al-Nounou, a démenti que la délégation serait conduite par un des fils du roi de Bahreïn, cheikh Nasser ben Hamad ben Issa al-Khalifa.

Une source onusienne et une autre source proche du Hamas avaient dans un premier temps annoncé que cheikh Nasser ben Hamad, prince royal et commandant de la garde nationale, dirigerait la délégation barheïnie à Gaza.

"Une délégation de haut rang barheïnie visitera Gaza jeudi, conduite par le secrétaire général de l'Association caritative royale, Mustapha al-Sayyed", a affirmé M. al-Nounou dans un bref communiqué.

Elle doit inaugurer deux écoles de l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés de Palestine (UNRWA), financées par l'association caritative de la famille royale bahreïnie, dans la ville de Gaza, a précisé une source onusienne.

De source gouvernementale à Manama, on a également démenti une visite de cheikh Nasser Ben Hamad Ben Issa Al-Khalifa jeudi à Gaza, précisant qu'une délégation de l'Association caritative royale de Bahreïn était mardi en route pour la bande Gaza où elle doit remettre une aide humanitaire et inaugurer une ou deux écoles dans ce territoire.

"Il n'a jamais été question d'une visite de cheikh Nasser Ben Hamad à Gaza", a déclaré à l'AFP la source gouvernementale, soulignant que la nouvelle mission de l'Association caritative royale était la quatrième réalisée à Gaza.

L'actuelle mission humanitaire est conduite par le secrétaire général de l'Association caritative royale, Mustapha al-Sayyed, a confirmé la même source.

Le 23 octobre dernier, l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, avait effectué une visite "historique" dans la bande de Gaza, la première d'un chef d'Etat depuis que le Hamas a pris le contrôle de ce territoire palestinien en 2007.

L'émir avait alors rencontré le chef du gouvernement du Hamas Ismaïl Haniyeh.

A de rares exceptions près, les personnalités qui viennent à Gaza depuis cinq ans, comme le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon ou les ministres européens des Affaires étrangères, évitent tout contact avec le Hamas, boycotté par la communauté internationale pour son refus de reconnaître Israël et de renoncer à la lutte armée.

Selon le porte-parole des autorités du Hamas à Gaza, Taher al-Nounou, d'autres "hauts dirigeants arabes" sont censés visiter la bande de Gaza "bientôt" et s'entretenir avec M. Haniyeh.

Le Hamas, qui dénonce "le blocus politique" dont il se dit victime malgré sa victoire aux élections législatives de 2006, s'évertue à attirer des personnalités internationales à Gaza depuis qu'il en a chassé l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas en juin 2007.

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