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29/10/2012 05:08 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

Un dirigeant de l'opposition arrêté au Koweït pour avoir critiqué l'émir

Un haut dirigeant de l'opposition au Koweït, Mussallam al-Barrak, a été arrêté lundi pour avoir publiquement critiqué l'émir, a annoncé un responsable d'une association de défense des droits de l'Homme.

"Des agents des services secrets ont arrêté Barrak à son domicile, en produisant un mandat d'arrêt du ministère public", a déclaré à l'AFP le directeur de la Société koweïtienne pour les droits de l'Homme, Mohammad al-Humaidi.

Selon lui, M. Barrak, un ancien député, est accusé d'avoir tenu en public des propos pouvant être considérés comme offensants pour l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, que la Constitution protège de toute critique.

M. Barrak, considéré comme la principale figure de l'opposition au Koweït, a fait ces remarques lors d'un rassemblement public le 15 octobre, en mettant en garde l'émir contre les conséquences négatives d'un amendement à la loi électorale.

Avant son arrestation, des centaines de partisans de M. Barrak s'étaient rassemblés en signe de solidarité devant son domicile à Andalous.

La semaine dernière, quatre autres ex-députés ont été brièvement détenus sur la base de mêmes accusations avant d'être libérés sous caution.

L'opposition koweïtienne, qui soupçonne le gouvernement de vouloir manipuler les résultats du scrutin pour élire un Parlement à sa solde lors du scrutin anticipé du 1er décembre, a manifesté à plusieurs reprises contre la décision de l'émir d'amender la loi électorale.

Le 21 octobre, des heurts entre manifestants et policiers avaient fait plus d'une centaine de blessés après un rassemblement de dizaines de milliers d'opposants à l'amendement de la loi électorale, considéré comme la plus importante manifestation dans l'histoire du pays.

L'opposition prévoit d'organiser une autre manifestation le 4 novembre, mais les autorités ont prévenu qu'elle ne serait pas autorisée.

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