NOUVELLES
29/10/2012 05:23 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

Sandy: les Verts critiquent Obama et Romney sur le dérèglement climatique

La très discrète candidate des Verts à la Maison Blanche a reproché lundi à ses concurrents Mitt Romney et Barack Obama de ne pas avoir abordé la question du réchauffement climatique au moment où les Etats-Unuis retenaient leur souffle à l'approche de l'ouragan Sandy.

"Les républicains comme les démocrates parlent de l'élection de leurs concurrents comme de la fin du monde; peut-être ont-ils raison", a lancé Jill Stein, candidate du parti Vert des Etats-Unis.

"L'ouragan Sandy n'est pas la première mise en garde que nous ayons reçue. N'attendons pas la prochaine menace pour nous tourner enfin vers une économie verte", a-t-elle poursuivi dans un communiqué.

La planète a enregistré une série de températures record au cours de la dernière décennie, l'année 2012 ayant été reconnue comme la plus chaude de toute l'histoire des Etats-Unis. Nombre d'experts ont prévenu que le réchauffement climatique entraînerait une intensification des tempêtes, des inondations et de la sécheresse.

Lors de la conférence sur le Climat de Copenhague en 2009, le président Obama s'était engagé à réduire les émissions de dioxyde de carbone de 17% d'ici 2020, en vain. La proposition a été bloquée par une large fronde de sénateurs républicains.

Lors de la campagne, Mitt Romney s'est interrogé sur la responsabilité de l'activité humaine sur le réchauffement climatique et a promis que s'il était élu, il retirerait aux régulateurs fédéraux le droit de réduire les émissions des centrales de charbon.

La candidate du parti écologique américain accuse le républicain "d'être la voix de l'industrie" tout en dénonçant la politique énergétique de Barack Obama qui se veut "au-dessus de tout", car elle repose sur une augmentation de l'extraction de charbon et de pétrole aux Etats-Unis.

Le candidat démocrate s'est étonné vendredi lors d'un entretien sur la chaîne MTV que la question du réchauffement climatique n'ait pas été abordée dans les débats. Le président sortant a dressé un bilan plutôt positif de son administration en matière environnementale tout en reconnaissant "ne pas aller aussi vite qu'il le faudrait".

"C'est un problème que les générations futures devront gérer bien plus encore que la vieille garde", a-t-il reconnu.

sct/rap/mdm