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29/10/2012 02:44 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

Sahara: le roi réitère l'attachement de Rabat au projet de "large autonomie"

Le roi Mohammed VI a reçu lundi l'envoyé spécial de Ban Ki-moon pour le Sahara occidental, Christopher Ross, que Rabat avait désavoué en mai, et réaffirmé l'engagement du Maroc à trouver une issue à ce conflit "dans le cadre de la proposition marocaine de large autonomie".

Dans une déclaration à la presse, à l'issue de cet entretien, M. Ross a pour sa part indiqué que son séjour avait pour but "de faire le point sur les cinq dernières années de négociations directes et de recueillir des idées sur les meilleures façons de réaliser un progrès réel dans le processus de négociation".

Il a exprimé la volonté de l'ONU d'aider à parvenir "à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable".

Durant leurs échanges, Mohammed VI a souligné que Rabat demeurait "engagé dans la recherche d'une issue à ce conflit artificiel (...) dans le cadre de la proposition marocaine de large autonomie, saluée par la communauté internationale comme sérieuse et crédible", selon l'agence MAP.

Il a également réitéré "l'attachement constant" du royaume "à l'instauration de relations fraternelles et exemplaires avec l'Algérie", "préalable à l'édification d'un Maghreb uni" dans un environnement régional marqué notamment par la "menace sécuritaire" grandissante au Sahel.

Le programme précis de Christopher Ross, dont la mission en Afrique du nord et en Europe doit se poursuivre jusqu'au 15 novembre, n'a pas été divulgué. Il remettra un rapport au Conseil de sécurité "vers la fin novembre", a-t-il noté.

M. Ross avait été désavoué par le Maroc en mai après une résolution du Conseil qui critiquait le comportement de Rabat envers les Casques bleus dans la région et lui demandait "d'améliorer la situation des droits de l'Homme" au Sahara occidental. M. Ban avait maintenu sa confiance à son émissaire.

Le Sahara occidental est une ex-colonie espagnole contrôlée par le Maroc. Rabat lui propose une large autonomie sous sa souveraineté. Les indépendantistes du Polisario, soutenus par l'Algérie, rejettent ce plan et militent pour "le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination" via un référendum.

Le différend pèse sur les relations entre Alger et Rabat, et sur l'édification de l'Union du Maghreb arabe (UMA), qui est en panne.

D'après la MAP, Christopher Ross a lui-même marqué lundi sa volonté de favoriser la construction du Grand Maghreb, "une solution qui renforce la sécurité et la stabilité de l'Afrique du nord et dans la région du Sahel".

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