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29/10/2012 11:43 EDT | Actualisé 29/12/2012 05:12 EST

Bélarus: pas de nouveau plan d'aide sans un accord au sommet de l'Etat (FMI)

Le FMI continue d'exiger un accord des plus hautes autorités du Bélarus pour engager des négociations sur un nouveau plan d'aide au pays, sous le coup de sanctions économiques et financièrement exsangue, selon un communiqué publié lundi.

"Des négociations sur un possible nouveau programme exigeraient un accord entre tous les responsables politiques, y compris au plus haut niveau, pour adopter un ensemble de mesures qui pourraient rallier un soutien suffisant des Etats-membres du FMI", a indiqué l'institution à l'issue d'une mission de onze jours dans le pays.

Le Bélarus, sous le coup de sanctions européennes en raison de la répression qui vise l'opposition, avait demandé en juin 2011 un nouveau plan d'aide au Fonds monétaire international après avoir obtenu une première ligne de crédit de 3,6 milliards de dollars en 2009.

Mais le FMI a jusque-là refusé d'entamer des négociations avec le Bélarus, estimant que la politique économique du pays, marquée par le contrôle des prix et du taux de change, était beaucoup trop éloignée de ses recommandations.

Selon le président bélarusse, l'autocrate Alexandre Loukachenko, le FMI et l'Occident cherchent à "étrangler" son pays pour obtenir des réformes démocratiques.

Sur le front économique, le Fonds a noté lundi quelques progrès dans la maîtrise de l'inflation et la stabilisation du taux de change, tout en déplorant la hausse des salaires réels qui fait "de nouveau" peser une pression à la hausse sur les prix.

"Ces pressions requièrent une réponse forte et cohérente pour s'assurer que la stabilité économique soit préservée", souligne le Fonds, affirmant par ailleurs que l'objectif de croissance du gouvernement était "incompatible" avec la maîtrise de l'inflation, qui a atteint fin 2011 le chiffre record de 108%.

Mi-octobre, l'Union européenne a reconduit pour un an ses sanctions contre le Bélarus, disant rester "vivement préoccupée par le non-respect des droits de l'Homme, de la démocratie et de l'Etat de droit".

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