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28/10/2012 11:10 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

Philippines: Gloria Arroyo plaide non-coupable à des accusations de corruption

MANILLE, Philippines - Un tribunal philippin a enregistré un plaidoyer de non-culpabilité lundi, au nom de l'ancienne présidente Gloria Macapagal Arroyo, en lien avec des allégations selon lesquelles elle aurait détourné 8,8 millions de dollars des fonds de la loterie d'État dans une affaire de corruption.

Handicapée par un malaise au cou, Mme Arroyo a été escortée par la police d'un hôpital militaire à la cour anti-corruption. Elle avait été admise à l'hôpital quelques jours avant que la cour n'émette un mandat d'arrestation envers elle pour des accusations de vol, plus tôt ce mois-ci. La cour avait ordonné qu'on la garde sous surveillance.

Mme Arroyo, qui est âgée de 65 ans, s'est présentée en fauteuil roulant et portait un collier cervical avec un foulard rose. Elle a refusé d'enregistrer un plaidoyer et demandé au juge d'en enregistrer un de non-culpabilité en son nom. Neuf autres personnes, surtout d'anciens dirigeants de l'agence de la loterie d'État, sont accusés dans ce dossier. Ils auraient comploté avec Mme Arroyo lors des dernières années de son règne, afin de détourner des fonds publics pour son profit personnel.

Si elle est trouvée coupable, elle pourrait faire face à une peine d'emprisonnement à vie.

Les avocats de Mme Arroyo ont déclaré que ceux qui témoigneront contre elle n'ont aucune connaissance des transactions du bureau de la loterie d'État. Ils ont demandé à la Cour suprême de rejeter les accusations.

Mme Arroyo a terminé son mandat tumultueux de neuf ans en 2010. Depuis ce temps, elle a été accusée de fraude électorale et de corruption dans un autre cas, mais elle a payé une caution. Elle a déjà passé huit mois sous surveillance à l'hôpital avant d'être acquittée en juin.

L'ex-présidente a accusé son successeur, Benigno Aquino III, de mener une vendetta politique à son endroit. M. Aquino s'est largement fait élire en raison de sa promesse de débarrasser les Philippines de la corruption. Il a juré de poursuivre Mme Arroyo et son cercle intime, les accusant d'avoir volé de l'argent à des fins personnelles, pour briser cette culture d'impunité dans laquelle les pratiques de corruption se sont développées.

Le gouvernement a déjà rejeté la demande de Mme Arroyo qui voulait subir un traitement médical à l'étranger, en la soupçonnant de vouloir quitter le pays pour ne pas revenir.