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28/10/2012 04:00 EDT | Actualisé 27/12/2012 05:12 EST

Les rebelles en Syrie contrôlent des postes de l'armée près de Damas (ONG)

Les rebelles syriens ont pris dimanche le contrôle de trois postes de l'armée dans la province de Damas et tué quatre soldats à un barrage dans cette région, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans cette même province, l'aviation syrienne a lancé trois raids aériens sur Erbine, Zamalka et Harasta, des localités où sont retranchés de nombreux rebelles et que l'armée tente de reprendre depuis une semaine, selon l'OSDH.

Ces violences interviennent alors que la trêve annoncée vendredi a volé en éclats, rébellion et armée s'étant engagées dans des combats à travers le pays et l'aviation du régime bombardant de nouveau les zones insurgées.

Dimanche, les rebelles ont pris à Douma (nord de Damas) un immeuble de 14 étages où étaient postés des tireurs embusqués à la solde du régime et où étaient positionnées des mitrailleuses lourdes, selon l'OSDH, une ONG basée au Royaume-Uni et qui s'appuie sur un réseau de militants et de sources médicales à travers la Syrie.

Les insurgés ont également pris, au terme de violents combats, deux barrages récemment installés par l'armée à Douma.

"C'est un signe que le régime ne parvient pas garder le contrôle de positions sur la durée", a commenté Rami Abdel Rahmane, chef de l'OSDH.

A Aïn Tarma, dans la province de Damas, quatre soldats ont été tués dans une attaque rebelle contre un barrage selon l'ONG.

A Alep, la métropole du nord, une jeune femme a été tué dans le bombardement du quartier Souleimane al-Halabi, tandis que des combats ont éclaté à Midane, près de la caserne stratégique de Hanano dans le centre de la deuxième ville du pays.

Samedi, les violences avaient fait 114 morts: 47 civils, 31 rebelles et 36 soldats, selon un bilan de l'OSDH.

A l'instigation du médiateur Lakhdar Brahimi, rebelles et armée s'étaient engagés à cesser les hostilités durant les quatre jours de l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice qui a commencé vendredi.

Mais les deux parties avaient prévenu qu'elles riposteraient en cas d'attaque et au bout de quelques heures, les belligérants se sont mutuellement accusés de violations et les fronts se sont embrasés.

ram/sbh