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28/10/2012 03:52 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

Les patineurs de vitesse canadiens connaissent une journée historique

MONTRÉAL - Après avoir été limités à des performances en demi-teinte la veille, les patineurs canadiens ont cartonné, dimanche, en conclusion de la Coupe du monde de patinage de vitesse courte piste disputée à Montréal.

Dans les finales de 500 mètres, les spectateurs présents à l'aréna Maurice-Richard ont eu droit à un véritable feu d'artifice.

L'Albertaine Jessica Gregg, déjà médaillée d'argent samedi sur la même distance, a ouvert la bal en remportant l'or, devant ses coéquipières Marianne St-Gelais, de St-Félicien, et Caroline Truchon, de Chicoutimi.

Quelques minutes plus tard, c'était au tour des hommes de contribuer à la fête lorsque Guillaume Bastille a triomphé. Michael Gilday, de Yellowknife, et Liam McFarlane, de Medicine Hat, en Alberta, ont profité de la disqualification du Sud-Coréen Byoeng-Jun Kim pour se hisser sur le podium.

Enflammée par ce début en fanfare, Valérie Maltais s'est ensuite brillamment imposée en finale du 1000 mètres.

Et ne voulant pas être en reste, le double médaillé d'or olympique Charles Hamelin a décroché la médaille d'argent du 1000 mètres lors d'une finale chaudement disputée. Il a été devancé par le Sud-Coréen Yoon-Gy Kwak, détenteur du record du monde de la distance depuis la semaine dernière.

«Ça donne des fourmis dans les jambes, a admis Hamelin lorsqu'on lui a demandé ce qu'il avait ressenti de sauter sur la patinoire après les deux triplés de ses coéquipiers. La foule était enivrée et elle m'a donné de l'énergie pour que je finisse la course aussi fort.»

Le relais féminin — Gregg, Maltais, St-Gelais et Truchon — a couronné la journée avec une médaille d'argent, devancé par les Chinoises.

Les Canadiens ont donc collectionné neuf médailles, dont huit individuelles, au fil de cette journée de rêve. Ils en avaient glanées trois samedi pour un total de 12, une récolte historique en Coupe du monde.

«C'est une journée assez exceptionnelle pour nous, a convenu le directeur de l'équipe, Yves Hamelin. Avec 12 podiums comparativement à sept pour nos plus proches rivaux, c'est très positif.

«On sait qu'en courte piste, les étoiles sont rarement alignées. Il arrive toujours des petites choses et on l'a encore vu en fin de semaine. Mais notre équipe s'est bien reprise en main aujourd'hui.»

Gonflées à bloc

La confiance des Canadiennes était gonflée à bloc pour la finale du 500 mètres. Leur tâche a été facilitée lorsque la Russe Tatiana Borodulina a presque perdu pied au premier tour. Et sans rien enlever aux mérites de cette performance, notons que la redoutable Chinoise Meng Wang, championne olympique, n'était pas de cette deuxième épreuve de 500 mètres ce week-end.

«C'était génial d'être toutes les trois en finales. Nous nous savions capables de réaliser de grandes choses, s'est exclamée Gregg, peu de temps après la cérémonie des médailles. Nous avons réalisé une belle course et c'est une journée formidable pour nous.»

Au sein de l'équipe canadienne, personne ne parvenait à se souvenir de la dernière fois où les filles ont réussi un triplé en Coupe du monde sur 500 mètres.

St-Gelais, écartée du podium la veille dans l'autre 500 mètres, était soulagée de la tournure des événements, elle qui a été victime d'une commotion cérébrale la semaine dernière à Calgary.

«C'est maintenant derrière moi et je suis contente d'avoir pu patiner», a mentionné l'athlète de St-Félicien.

La victoire de Bastille, de Rivière-du-Loup, lui a permis d'effacer le pénible souvenir d'avoir été disqualifié des rondes de qualification pour le 1500 mètres, vendredi, parce qu'il avait oublié de se munir des transpondeurs obligatoires qui permettent le chronométrage automatique des patineurs.

«C'est super satisfaisant après mon erreur de vendredi, a-t-il avoué. C'est une légère surprise pour moi cette victoire sur 500 mètres car j'ai battu les deux autres Canadiens qui étaient excellents. C'est une journée dure à battre pour l'ensemble de l'équipe.»

Gilday, lui, a rappelé que c'est la deuxième fois qu'il monte sur le podium en Coupe du monde avec deux autres coéquipiers.

«Nous l'avions réussi avec Charles (Hamelin) et Olivier (Jean) à Chicoutimi l'an passé. C'est super cool comme sensation.»

Après avoir mal géré sa course sur 1500 mètres où elle s'est classée cinquième samedi, Maltais n'a pas répété la même erreur sur 1000 mètres. Elle a devancé la Britannique Elise Christie et la Sud-Coréenne Ha-Ri Cho.

«La stratégie aujourd'hui était de faire preuve de patience, a expliqué la patineuse de La Baie. J'étais décidée à ne pas faire d'erreur et à suivre mon plan. En finale, j'ai été patiente jusqu'au moment où il le fallait. J'ai explosé à deux tours de la fin et, je pense, qu'elles n'ont pu suivre l'accélération.»

Même si Charles Hamelin a tout tenté en fin de course dans l'espoir d'ajouter une autre médaille d'or à la récolte du Canada, il s'est dit satisfait de sa performance.

«Une course comme ça, tu ne peux qu'être content d'avoir fini deuxième, a-t-il dit. Les quatre meilleurs garçons étaient sur la glace pour le 1000 mètres aujourd'hui en finale. De finir deuxième avec ces trois autres gars, je suis très fier de moi.»

Le circuit de la Coupe du monde se déplace en Asie pour les deux prochaines étapes de la saison, soit à Nagoya, au Japon, du 30 novembre au 2 décembre et à Shanghai, en Chine, du 7 au 9 décembre.