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28/10/2012 12:53 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

L'accès à la santé passe aussi par les infirmières, rappelle l'OIIQ

MONTRÉAL - En dépit des déclarations faites durant la récente campagne électorale, l'accès aux soins de santé au Québec ne passe pas seulement par les médecins de famille.

C'est à tout le moins ce que soutient la présidente-directrice générale de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Gyslaine Desrosiers, à la veille de l'Assemblée générale annuelle de l'Ordre, qui permettra notamment de couronner son successeur au poste qu'elle quitte après 20 ans de service.

Mme Desrosiers souligne le travail effectué par les infirmières «en amont», grâce, entre autres, aux infirmières cliniciennes et praticiennes, qui détiennent de diplômes universitaires de premier et deuxième cycles, respectivement. Elle donne l'exemple des infirmières praticiennes, qui disposent de droits d'ordonnances, la présence d'infirmières aux urgences et dans les cliniques, ainsi que l'offre prévue d'une spécialisation en santé mentale pour les infirmières.

Selon Mme Desrosiers, les pouvoirs demandés par les infirmières permettront de décupler l'accès aux services de santé au Québec.

Au programme pendant le congrès de l'OIIQ, qui suivra l'Assemblée générale annuelle, figure notamment une allocution du nouveau ministre de la Santé, Réjean Hébert, sur qui l'OIIQ compte pour mener à bien des projets déjà entamés.

L'Ordre souhaite voir le ministre prioriser le dossier du «rehaussement de la formation des infirmières», tel que Mme Desrosiers résume le processus d'attribution de responsabilités supplémentaires aux infirmières.

Elle rappelle que le projet était «déjà en branle» avec l'ancien ministre de la Santé, Yves Bolduc, et soutient qu'une décision doit être prise «dans les meilleurs délais». Selon elle, si la décision d'attribuer davantage de pouvoirs aux infirmières est prise à la fin de l'année 2012, la population québécoise n'en sentira pas les effets avant 2019.

«Il est temps que la décision se prenne», affirme Mme Desrosiers.

Le nom de la personne qui remplacera Gyslaine Desrosiers à la tête de l'OIIQ sera dévoilé en milieu de journée, lundi. L'actuelle présidente-directrice générale a été élue en novembre 1992.

Il y a quelques jours, l'OIIQ a révélé que le nombre de permis qu'il a délivrés pour 2011-2012 a bondi de 17 pour cent, pour atteindre 3010. Selon l'OIIQ, il faut remonter à la fin des années 1970 pour retrouver un nombre aussi important de nouvelles admissions au sein de l'Ordre en une seule année.

Les nouvelles admissions ayant dépassé les départs à la retraite, les effectifs infirmiers affichaient un taux de croissance de 1,1 pour cent en 2011-2012 par rapport à l'année précédente, soit plus que le taux annuel moyen des quatre dernières années, qui est de 0,6 pour cent.

De plus, près de 91 pour cent des infirmières et infirmiers ayant intégré la profession entre 2002 et 2007 l'exerçaient toujours au Québec cinq ans plus tard.

Environ 83 pour cent des membres de l'OIIQ occupent un emploi dans un établissement de santé public.