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28/10/2012 05:42 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

La tempête s'invite dans la campagne présidentielle à neuf jours du scrutin

WASHINGTON - Le président Barack Obama et son adversaire républicain, Mitt Romney, ont modifié leurs plans de campagne dimanche, afin d'éviter la puissante tempête qui touchera la côte Atlantique des États-Unis neuf jours avant l'élection du 6 novembre.

M. Romney a annulé une apparition en Virgine pour rejoindre son colistier Paul Ryan en Ohio, tandis que M. Obama a devancé son départ pour la Floride à dimanche soir, pour éviter l'ouragan Sandy qui devait s'abattre sur la région de Washington avec de forts vents et des pluies torrentielles. Le président a aussi planifié un arrêt lundi à Youngstown, en Ohio, avant de retourner à Washington pour surveiller l'évolution de la tempête.

L'équipe de campagne de M. Obama a précisé que le président était régulièrement tenu au courant des préparatifs du gouvernement, qui «met en place toutes les ressources nécessaires» afin de limiter les dégâts que la tempête pourrait causer.

Le président a aussi annulé un événement qui devait se tenir en Virginie lundi, et un autre au Colorado mardi. La Virgine et le Colorado, tout comme la Floride, la Caroline du Nord, le New Hampshire, l'Ohio, le Wisconsin, l'Iowa et le Nevada, sont des États critiques qui pourraient déterminer l'issue du vote.

M. Obama a rencontré les responsables de différentes agences fédérales dimanche pour obtenir une mise à jour sur la trajectoire de la tempête et sur les dangers qu'elle représente pour la côte Est.

«Nous devons prendre la situation au sérieux», a déclaré M. Obama. «Suivez les recommandations de vos autorités locales.»

Alors qu'on approche de la dernière semaine de la campagne, les démocrates jugent que les sondages sont favorables au président Obama. Les républicains, eux, croient que M. Romney a le vent dans les voiles pour recueillir les 270 votes de grands électeurs dont il a besoin pour l'emporter.

Le président américain n'est pas sélectionné par le vote populaire, mais bien par une lutte entre États qui allouent des votes au collège électoral. Chaque État obtient un vote pour chacun de ses sièges à la Chambre des représentants et au Sénat. Cela signifie donc qu'il y a 538 grands électeurs, dont trois pour le District de Columbia, où se trouve la capitale. Le gagnant doit donc remporter 270 votes de grands électeurs pour être élu à la Maison-Blanche.

M. Obama est en avance dans plusieurs États stratégiques et à Washington D.C., ce qui représente 237 grands électeurs, alors que M. Romney détient pour l'instant 191 votes de grands électeurs. La lutte est encore trop serrée dans les neufs États pivots pour s'avancer sur les résultats possibles.