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28/10/2012 12:02 EDT | Actualisé 28/12/2012 05:12 EST

Coupe du monde messieurs - Sölden: déclarations

Ted Ligety (USA, 1er): "C'était super-bosselé et on n'y voyait vraiment rien. J'étais limite tout au long (de la course), mais c'est bon de prendre autant de risques. Gagner avec un tel écart ? Cela arrive probablement une seule fois dans une carrière, c'est phénoménal. (A propos des nouveaux skis) Ils exigent plus de force et de résistance. Au bout de 50 secondes, c'est comme si on avait disputé une manche d'1 minute 30. Mais bien sûr que le ski est praticable. Je l'avais déjà utilisé lors de la dernière course de la saison dernière (en mars 2012 lors des finales à Schladming, ndlr) et ça m'avait bien réussi (25e du géant mais meilleur temps de la seconde manche, ndlr). Pourtant, je suis encore mécontent de la façon dont cela nous a été imposé, après seulement trois jours de "tests en laboratoire". Aucun athlète n'avait été consulté sur le changement de rayon de courbe. Franchement, il n'y avait pas besoin de ça. Les fabricants avaient déjà conscience qu'ils ne pouvaient pas continuer à tailler des skis toujours plus rapides. J'ai tellement été critique sur le nouveau matériel que j'ai voulu montré, dès la 1re course de la saison, que je n'étais pas nul."

Manfred Mölgg (ITA, 2e): "Cela a été dur ces dernières saisons. C'était plus dans la tête. Après un été de bons entraînements, j'espérais renouer avec le podium, mais pas spécialement à Sölden, une piste sur laquelle je n'avais jamais obtenu de résultats probants. Avec les nouveaux skis, je suis revenu à plus de rondeur dans les courbes. Et ce résultat me donne la +charge+ idéale avant le slalom de Levi (le 11 novembre, en Finlande)."

Marcel Hirscher (AUT, 3e): "Ted était aujourd'hui sur une autre planète. Ma première réaction ? Je me suis demandé s'il n'avait pas chaussé les anciens skis. Ca fait réfléchir cet écart de trois secondes. Le mauvais temps n'est pas une excuse, il avait la même mauvaise piste, la même visibilité réduite. Il nous faut beaucoup travailler pour nous rapprocher, déjà à Beaver Creek (le 2 décembre, aux Etats-Unis). D'autre part, si je suis content de ce premier podium à Sölden, c'est aussi très dur. Vous fêtez une 3e place, et deux jours plus tôt vous étiez en deuil (après la mort de son équipier Björn Sieber, décédé vendredi dans un accident de voiture). Mais c'est la vie".

asc/es