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27/10/2012 08:15 EDT | Actualisé 27/12/2012 05:12 EST

Les libéraux de la C.B. se rangent derrière leur chef en prévision des élections

WHISTLER, C.-B. - La première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, a annoncé qu'elle présenterait, lors de la prochaine campagne électorale, un plan «audacieux» pour relancer l'économie de la province contre ce qu'elle qualifie d'objectifs modestes et secrets des néo-démocrates de l'opposition.

Près de 1000 délégués réunis au congrès du Parti libéral de la Colombie-Britannique, samedi à Whistler, ont réservé des applaudissements nourris à Mme Clark lorsqu'elle leur a indiqué vouloir saisir des opportunités permettant de créer des emplois et de stimuler la croissance dans la province.

Mme Clark a cité son plan pour l'emploi vieux d'un an, avec sa promesse d'au moins trois usines de gaz naturel liquéfié et 17 mines neuves ou rénovées, comme plan du futur économique de la province. Selon elle, la Colombie-Britannique a créé 57 000 emplois au cours de la dernière année, plus que toute autre province du pays.

La déclaration audacieuse de la première ministre est vue comme une sorte de bravade à l'endroit du chef néo-démocrate Adrian Dix. Celui-ci a plusieurs fois déclaré que si son parti est porté au pouvoir, les Britanno-Colombiens peuvent s'attendre à une approche modeste et stable en matière de développement économique.

Mme Clark rétorque que le Nouveau Parti démocratique (NPD) provincial a offert peu de détails sur ce que comprennent leurs plans pour la province, à l'exception de l'élimination de la loi sur l'équilibre budgétaire et la hausse des impôts des sociétés.

Aux dires du leader de l'opposition en Chambre, John Horgan, qui a assisté au discours de Mme Clark, les applaudissements des membres du partis ne trouveront pas écho au-delà du bâtiment où s'est tenue la convention.

Le NPD présentera sa plateforme électorale peu de temps avant le début de la campagne électorale du mois de mai, a-t-il précisé.

À la convention, la confiance régnait parmi les délégués libéraux, bien que leurs adversaires disposent d'une confortable avance dans les sondages.

Plus tôt, samedi, les délégués ont voté massivement contre une proposition visant à éliminer la taxe sur le carbone. Le débat s'est terminé par un vote à mains levées, lors duquel la proposition a été battue dans une proportion d'environ trois contre un.

La taxe sur le carbone, instaurée il y a quatre ans pour lutter contre les changements climatiques, avait été saluée comme une initiative audacieuse tant sur le plan environnemental qu'économique. Mais plusieurs croient aujourd'hui que la taxe sur le carbone est un désavantage économique pour la province.

Certains groupes d'affaires et quelques libéraux se sont prononcés contre la taxe, en faisant valoir qu'il était déraisonnable pour les entreprises de la Colombie-Britannique de payer une redevance alors que leurs concurrents ne le font pas.

D'autres personnes ont affirmé que même si on prévoyait que plusieurs pays emboîteraient le pas avec des taxes similaires, ces prévisions ne se sont pas réalisées.

La motion rejetée lors du congrès demandait au gouvernement provincial d'abroger immédiatement la taxe sur le carbone et d'éliminer son mécanisme de neutralité fiscale. La taxe génère annuellement environ 1,2 milliards $ de revenus qui sont versés en réductions fiscales pour les familles.

«L'élimination de la taxe carbone serait bénéfique pour l'économie de la Colombie-Britannique. Cela faciliterait l'égalité économique entre les provinces et les États (américains) voisins», pouvait-on lire dans la motion.

La taxe sur le carbone de la Colombie-Britannique ajoute environ sept cents pour un litre de carburant. Elle touche aussi le mazout et le gaz naturel.