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27/10/2012 06:32 EDT | Actualisé 27/12/2012 05:12 EST

Des milliers de Chinois manifestent contre un projet d'usine chimique

PÉKIN, Chine - Des milliers de résidants d'une ville de l'est de la Chine ont affronté les forces policières lors d'une manifestation en opposition à un projet d'expansion d'une usine pétrochimique qui, craignent-ils, augmenterait la pollution et nuirait à la santé publique, ont indiqué des habitants, samedi.

Il s'agit de la plus récente d'une série de manifestations survenues en Chine, cette année, en lien avec des craintes environnementales relatives à des projets industriels, alors que les membres de la classe moyenne s'expriment de plus en plus contre les projets écologiquement risqués dans leur région.

De précédentes manifestations ont ciblé une centrale électrique au charbon dans le sud de la Chine, un pipeline d'eaux usées dans l'est du pays, ainsi qu'une mine de cuivre dans le centre-ouest de l'Empire du milieu.

Dans une déclaration, samedi, le gouvernement du district de Zhenhai, dans la ville de Ningbo (province du Zhejiang), a indiqué que «quelques» personnes avaient troublé l'ordre public en organisant des occupations, en affichant des banderoles, en distribuant des dépliants et en bloquant des routes. Aux dires du gouvernement local, le projet est encore en phase d'évaluation, et le public a la possibilité de s'exprimer.

Les autorités policières de Zhenzai ont affirmé que des manifestants ont lancé des roches et des briques en direction des policiers vendredi et que la police avait mis fin à des rassemblements illégaux afin de restaurer la circulation routière.

Selon des résidants, cependant, il s'agissait plutôt de plusieurs milliers de protestataires, et la manifestation est devenue violente après que les autorités eurent utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule et commencé à arrêter des participants.

Les mots clés Zhenhai et usine chimique de Zhenhai étaient bloqués samedi, en Chine, sur le très populaire site de micro-clavardage Sina Weibo.

Cela n'a cependant pas empêché certaines personnes de partager des informations et d'exprimer leurs opinions en ligne.

Selon un micro-blogueur situé à environ 50 kilomètres de l'endroit, le projet a déclenché la colère de la population dans une région où les résidants développent de nombreux cancers en raison de la forte pollution causée par le développement industriel.