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25/10/2012 08:42 EDT | Actualisé 25/12/2012 05:12 EST

Ligue des champions - Dortmund élargit son horizon

En s'offrant une victoire de prestige sur le Real Madrid (2-1), Dortmund a frappé un grand coup sur la scène européenne permettant au champion d'Allemagne d'entrevoir un avenir en Ligue des champions, au-delà de la phase de poules.

"Je pense qu'on mérite le respect en Ligue des champions maintenant", a déclaré le capitaine Sebastian Kehl après l'exploit au Signal Iduna Park, référence aux commentaires abaissants du patron du Bayern Munich après chaque échec européen de Dortmund.

Les deux dernières saisons, le Borussia a en effet trouvé son bonheur en damant le pion au Bayern sur la scène nationale. Les deux titres de rang, doublés de la Coupe d'Allemagne l'an dernier en fessant les Bavarois, avaient fait passer la pilule des sorties prématurées en Europa League, puis en phase de poules de la C1.

Cette année, le scénario s'est inversé. Malmené en Bundesliga (4e à 12 pts du Bayern), le club de la Ruhr s'est permis de faire trembler les stars millionnaires de Manchester City (1-1) à l'Etihad Stadium, avant de se payer l'Ajax (1-0), puis le Real (2-1) pour s'installer avec 7 points dans le fauteuil de leader du groupe D.

Certes, on est encore loin des envolées des "Borussen" à la fin des années 1990, lorsque les Sammer et Kohler avaient brandi la Coupe aux grandes oreilles (1997), puis échoué en demi l'année suivante face au Real.

En maintenant son cap, la bande de Jürgen Klopp, pourrait fort bien s'extirper du "groupe de la mort" où, après le tirage au sort, beaucoup lui prédisait au mieux un avenir en Europa League.

Si Dortmund n'a pas de stars qui font régulièrement la Une des journaux, cette équipe a une volonté et un courage exemplaires qui font chanter son public. Et un entraîneur qui sait trouver les schémas tactiques et les mots -parfois crus ("celui qui n'est pas à 100% en défense ce soir est un trou du ...")- pour motiver une jeune troupe qui lui est entièrement dévouée.

Si l'exploit contre le Real est une oeuvre collective, les retours de blessures de Mario Götze et Marcel Schmelzer se sont révélés déterminants, tout comme l'efficacité de Robert Lewandowski devant le but alors que Marco Reus, buteur à Manchester, était cette fois un ton en dessous.

Götze, 20 ans, s'est montré à la hauteur de ses surnoms ("Super Mario" et "Götzinho"), capable de mettre le feu dans le camps adverse et en valeur ses partenaires comme par son centre sur Lewandowski pour l'ouverture du score.

Schmelzer a réalisé "un rêve d'enfant" en marquant contre le Real, qui plus est le but de la victoire, une revanche après la pluie de critiques qui s'était déversée sur le latéral gauche après ses couacs avec la Mannschaft.

Mais la porte de la qualification n'est qu'entrouverte. Les jeunes du Borussia vont découvrir dans deux semaines l'enfer de Barnabeu, face à des Merengue revanchards et de nouveau costauds en défense, puis l'Arena d'Amsterdam. Avant d'accueillir début décembre Manchester City pour un ultime assaut vers l'un des deux sésames pour les huitièmes.

Entretemps, le BVB doit revenir aux affaires nationales dès samedi à Fribourg. Car à défaut de titre, il faudra remonter sur le podium pour retrouver la C1 la saison prochaine.

sg/jr