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25/10/2012 02:31 EDT | Actualisé 25/12/2012 05:12 EST

Liban: l'armée arrête un chiite qui avait fabulé une agression sunnite

L'armée a annoncé avoir arrêté mercredi soir un jeune chiite libanais ayant prétendu auprès de la presse avoir été blessé par des sunnites qui lui auraient coupé plusieurs doigts de la main gauche avec une épée pour des raisons confessionnelles.

"A la suite de reportages dans les médias concernant un dénommé Ihab al-Azzi, 23 ans, qui avait affirmé avoir été victime d'une attaque à caractère confessionnel, les services de renseignements militaires l'ont interrogé", a fait savoir l'armée dans un communiqué.

"Il est apparu qu'il s'agisssait d'une histoire inventée", a-t-elle précisé, ajoutant que le jeune homme était actuellement en garde à vue en attendant d'être présenté devant un juge.

"En réalité, lors d'une dispute suivant un accident avec deux autres motards sur la route de l'aéroport, l'un d'entre eux lui a sectionné plusieurs doigts avec un cran d'arrêt" a indiqué l'armée dans son communiqué.

La presse écrite et les chaînes de télévision avaient fait grand cas de cette histoire survenant au moment où de jeunes sunnites armés étaient descendus dans la rues de certains quartiers de Beyrouth après l'assassinat d'un général sunnite.

Le général Wissam al-Hassan, chef des renseignements de la police libanaise, a été tué le 19 octobre par un attentat qui fait craindre un embrasement au Liban, déjà divisé entre partisans majoritairement chiites et adversaires sunnites du président syrien Bachar al-Assad.

Ihab al-Azzi avait déclaré aux journalistes que dimanche, des hommes armés l'avaient interrogé sur sa religion. "L'un d'eux, vêtu d'une tenue afghane et portant à la main une épée, avait voulu le tuer mais il avait levé la main pour se protéger la tête. La lame lui avait sectionné plusieurs doigts" avait rapporté la presse.

Il avait ajouté que des soldats se trouvant à proximité n'étaient pas intervenus malgré ses cris. Une précision qui avait fait réagir l'armée.

Le jeune homme aurait inventé cette histoire pour ne pas payer l'hôpital où il avait été soigné, selon la presse. Les medias ont par ailleurs présenté leurs excuses.

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