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25/10/2012 12:00 EDT | Actualisé 25/12/2012 05:12 EST

Les rebelles syriens respecteront la trêve mais riposteront (ASL)

Les rebelles syriens respecteront la trêve proposée par l'émissaire Lakhdar Brahimi à partir de vendredi mais riposteront durement en cas d'attaque de l'armée régulière, a affirmé jeudi à l'AFP le chef du commandement militaire supérieur de l'Armée syrienne libre (ASL).

"Nous allons respecter le cessez-le-feu à partir de vendredi si l'armée syrienne en fait autant. Mais si elle tire une seule balle, nous répondrons avec cent balles. Nous nous réservons donc le droit de riposter", a affirmé le général Moustapha al-Cheikh, contacté par téléphone en Turquie où il est basé.

Il a cependant tenu à préciser qu'il ne parlait au nom de tous les rebelles. "Il n'y a pas de commandement unifié de toutes les factions. Nous parlons au nom d'un assez grand nombre de combattants mais il y a d'autres factions armées qui suivent d'autres commandements", a-t-il dit.

Mercredi, le groupe islamiste le Front Al-Nosra, qui a revendiqué de nombreux attentats contre le régime en Syrie, a catégoriquement rejeté le cessez-le-feu.

"Il n'y a pas de trêve entre nous et ce régime qui fait couler le sang des musulmans", a affirmé le Front Al-Nosra, en disant se méfier des intentions du régime du président Bachar al-Assad. "Nous, si Dieu le veut, ne sommes pas parmi ceux qui donnent une chance aux comploteurs pour nous tromper", avait-il assuré.

Côté régime, l'armée a annoncé peu auparavant qu'elle cesserait ses opérations de vendredi matin à lundi, soient les quatre jours de célébration de l'Aïd al-Adha, la plus importante fête du calendrier musulman, dans un communiqué lu à la télévision d'Etat.

Mais les troupes se sont réservé un droit de riposte "si les groupes terroristes armés continuent à tirer sur les civils et les forces gouvernementales, à attaquer les biens publics et privés, ou à utiliser des voitures piégées et des bombes".

Le régime assimile rebelles et opposants à des "terroristes".

Si cette trêve est effectivement mise en place, il s'agira de la première à être respectée en Syrie, en proie depuis la mi-mars 2011 à une révolte populaire devenue conflit armé face à la répression.

Le 12 avril, un cessez-le-feu proclamé à l'initiative de Kofi Annan, le prédécesseur de M. Brahimi, et pour lequel les deux belligérants avaient donné leur accord, avait volé en éclats au bout de quelques heures, même si les combats avaient baissé en intensité.

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