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24/10/2012 06:15 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

Le régime syrien a accepté une trêve pour la fête de l'Adha (Brahimi)

Le médiateur international Lakhdar Brahimi, qui vient d'achever une mission à Damas, a affirmé mercredi que le gouvernement syrien avait accepté d'observer une trêve pendant la fête musulmane d'Al-Adha qui commence vendredi et durera quatre jours.

M. Brahimi, qui s'exprimait devant les journalistes au Caire, a ajouté que la "plupart" des chefs rebelles qu'il avait contactés avaient aussi accepté son appel à la trêve. Le gouvernement syrien doit annoncer son accord pour un cessez-le-feu dans un communiqué publié au plus tard jeudi, selon lui.

Si les combats s'arrêtent entre soldats et rebelles durant les quatre jours de l'Adha, l'une des fêtes les plus sacrées de l'islam, il s'agira du premier cessez-le-feu respecté dans le conflit qui secoue la Syrie depuis 19 mois.

"Le gouvernement syrien a accepté un cessez-le-feu durant les jours de l'Aïd", a dit M. Brahimi après un entretien au Caire avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, en ajoutant que la "plupart" de leaders rebelles contactés avaient aussi dit qu'ils respecteraient la trêve.

"En cas de succès de cette initiative modeste, on pourra mettre en place un cessez-le-feu d'une plus longue durée et lancer un processus politique", a-t-il dit.

A Damas, le ministère syrien des Affaires étrangères a affirmé que la décision finale sur la trêve serait prise jeudi. "La direction de l'armée étudie l'arrêt des opérations militaires durant l'Adha, et la décision finale sera prise demain jeudi", a-t-il indiqué dans un communiqué laconique.

Le médiateur international doit présenter mercredi devant le Conseil de sécurité de l'ONU par visioconférence un bilan de sa tournée de onze jours à Damas et dans la région.

Le 12 avril, un cessez-le-feu proclamé à l'initiative de Kofi Annan, le prédécesseur de M. Brahimi, et pour lequel les deux belligérants avaient donné leur accord, avait volé en éclats au bout de quelques heures même si les combats avaient baissé d'intensité.

Mercredi, les violences continuaient de plus belle en Syrie avec des raids aériens sanglants des forces du régime contre les bastions rebelles dans le nord du pays, alors que l'adjoint au chef de la Ligue arabe avait jugé lundi minces les chances de respect de cette trêve sur le terrain.

Cette interruption des violences, qui ont fait 34.000 morts depuis la mi-mars 2011, est censée être consolidée afin de faire émerger un dialogue politique pour une sortie de crise. Mais en attendant le bilan continue à s'alourdir, dépassant quotidiennement la centaine de morts.

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