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24/10/2012 10:38 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

Damas soupçonne Israël et les jihadistes du meurtre du chef de la police (ambassadeur)

L'ambassadeur de Syrie au Liban a pointé mercredi un doigt accusateur notamment sur Israël et les extrémistes sunnites après le meurtre du chef de services de renseignements de la police libanaise Wissam al-Hassan et nié toute implication de Damas.

Israël "profite de la déstabilisation du Liban", a affirmé à Beyrouth Ali Abdel Karim Ali à l'issue d'un entretien avec le ministre libanais des Affaires étrangères Adnane Mansour.

Interrogé par les journalistes s'il accusait donc Israël d'être derrière l'attentat, il a répondu: "J'accuse aussi des takfiriyne (extrémistes sunnites) qui trouvent leur intérêt dans le chaos", selon une dépêche de l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

L'opposition anti-syrienne a accusé le régime syrien de Bachar al-Assad d'être l'instigateur de l'assassinat avec une voiture piégée vendredi à Beyrouth de Wissam al-Hassan.

"Je suis navré que de telles accusations soient portées contre mon pays. La Syrie n'a aucune relation avec cet acte criminel et l'a condamné".

Selon lui, "la stabilité du Liban est dans l'interêt de la Syrie qui doit faire face à une crise intérieure et au complot dans lequel sont impliqués des agents de renseignements en Europe, dans le monde et dans la région".

Les violences en Syrie ont fait plus de 35.000 morts, en majorité des civils, depuis le début de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad il y a 19 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)

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