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24/10/2012 02:25 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

Cinq personnes tuées dans des attaques en Irak, dont un enfant

BAGDAD - Les insurgés irakiens ont lancé plusieurs attaques contre les forces de sécurité et un homme politique mercredi, tuant au moins quatre policiers et soldats ainsi qu'un enfant, selon les autorités et des responsables médicaux.

Des insurgés circulant en voiture ont attaqué un barrage militaire dans l'ouest de Bagdad, tuant deux soldats avec des pistolets munis de silencieux, a rapporté un policier. Peu après, un policier a été tué et six autres personnes ont été blessées dans l'explosion d'une bombe au passage d'une patrouille de police qui se rendait sur les lieux, a-t-il ajouté.

Peu avant l'aube, un tireur embusqué a tué un policier en faisant feu sur une patrouille à pied dans un quartier de l'est de la capitale, d'après un autre policier.

Par ailleurs, à Kirkouk, dans le nord du pays, une moto piégée a explosé au passage du convoi d'un homme politique, tuant un enfant de sept ans et blessant quatre autres personnes, d'après un policier. Le politicien visé n'a pas été blessé.

Des responsables des hôpitaux ont confirmé les bilans des victimes. Toutes les sources se sont exprimées sous le couvert de l'anonymat parce qu'elles n'étaient pas autorisées à fournir des informations aux médias.

Mardi, des attentats à la voiture piégée et des tirs d'obus de mortier dans des quartiers chiites de Bagdad avaient fait neuf morts et 26 blessés.

Par ailleurs, les autorités irakiennes ont convoqué mercredi des employés de la Banque centrale pour les entendre dans une affaire de fraude financière, selon un porte-parole de la justice. Abdul-Sattar Bayrkdar, du Conseil suprême de la justice, a déclaré que deux groupes d'employés avaient été présentés aux juges en deux jours, mais qu'aucun n'avait été arrêté.

Des mandats d'arrêt ont été lancés contre 16 responsables bancaires soupçonnés de corruption, à la suite d'une enquête d'une commission parlementaire spéciale. Parmi eux se trouve le gouverneur Sinan al-Shabibi, un économiste politiquement indépendant qui dirige la Banque centrale depuis 2003, mais qui ne se trouve pas en Irak en ce moment.