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24/10/2012 04:15 EDT | Actualisé 24/12/2012 05:12 EST

Benghazi: Washington minimise une revendication islamiste émise sur Facebook

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et la Maison Blanche ont minimisé mercredi une prétendue revendication d'un groupe islamiste libyen qui avait été publiée sur Facebook le soir de l'attaque du consulat américain de Benghazi le 11 septembre.

"Héberger quelque chose sur Facebook ne constitue pas en soi une preuve", a déclaré Mme Clinton devant la presse.

Elle était interrogée sur des informations de médias américains affirmant que des responsables de la Maison Blanche et du département d'Etat avaient été informés par email, le soir de l'attaque, qu'une revendication de l'organisation islamiste libyenne Ansar al-Charia, apparaissait sur une page Facebook.

"Il y avait des emails disponibles sur toutes sortes d'informations après l'attaque. L'email que vouz évoquez était un email avec un code source libre qui faisait référence à une affirmation qui était elle-même construite sur une assertion émise sur un réseau social auquel chacun (...) a accès", a minimisé le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney, interrogé par des journalistes qui accompagnent le président Barack Obama en campagne.

"C'était un email avec un code source libre, non classifié, à propos de quelque chose posté sur Facebook", a insisté M. Carney, soulignant que le groupe Ansar al-Charia "avait lui-même, quelques heures après, affirmé qu'il n'était pas responsable" de l'attentat.

La porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland a reconnu que des emails avaient circulé entre le département d'Etat et d'autres administrations le soir du drame de Benghazi, qui a coûté la vie à l'ambassadeur en Libye Christopher Stevens et à trois autres Américains.

Cette revendication "était un bout d'information non classifiée qui avait été postée sur Facebook parmi beaucoup, beaucoup, beaucoup de bribes d'informations qui nous arrivaient ce soir-là", a-t-elle dit.

L'attaque de Benghazi a provoqué une tempête politique aux Etats-Unis à l'approche de la présidentielle du 6 novembre. Les républicains emmenés par Mitt Romney reprochent au gouvernement démocrate du président Obama des failles en matière de sécurité et de renseignement avant l'attaque. Ils brocardent aussi l'administration sortante pour avoir tardé à reconnaître qu'il s'agissait d'un "attentat terroriste".

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