NOUVELLES
23/10/2012 10:00 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

USS Cole: l'accusé refuse de se rendre à l'audience à Guantanamo

Le principal suspect de l'attentat contre le navire USS Cole a refusé de se rendre au tribunal militaire de Guantanamo mardi matin où il devait comparaître à une audience préliminaire "pour protester contre les chaînes" qu'il devait selon lui porter.

Le Saoudien Abd-al-Rahim Nachiri "a refusé de venir aujourd'hui pour protester contre l'utilisation des chaînes", a déclaré au tribunal une femme officier de la prison de Guantanamo où il est incarcéré.

Après avoir consulté le prisonnier vers 06H30 (10H30 GMT) mardi, cette militaire, qui a gardé l'anonymat, a indiqué que l'accusé avait inscrit cette phrase en arabe sur un document déclinant "son droit à être présent", selon la retransmission en léger différé des débats sur la base militaire de Fort Meade (Maryland, est).

Interrogée par le procureur Tony Mattivi, la militaire a précisé qu'à Guantanamo, on "n'utilise pas de chaînes ventrales pour le transport au tribunal".

Le défenseur Stephen Reese a souligné que M. Nachiri "allait être enchaîné pour être conduit au tribunal; il voulait venir mais il a refusé" pour cette raison.

Après que le juge militaire James Pohl eut noté que l'accusé avait "volontairement et en connaissance de cause renoncé à son droit à être présent", le procureur en chef Mark Martins a noté que dans le code des tribunaux militaires il n'y avait "nulle part mention de son droit à être absent".

La semaine dernière devant ce même tribunal, les cinq accusés des attentats du 11-Septembre ont été autorisés par le juge à se soustraire à l'audience, ce qu'ils ont fait à plusieurs reprises.

Considéré comme un proche d'Oussama ben Laden, M. Nachiri, 47 ans, est poursuivi pour l'attentat contre le navire américain USS Cole en 2000 au Yémen, qui avait fait 17 morts, et contre le pétrolier français MV Limburg qui avait fait un mort en 2002 à Aden.

Comme les accusés du 11 septembre 2001, M. Nachiri aurait subi des mauvais traitements assimilés à de la torture dans une prison secrète de la CIA en Pologne, ce qu'avait admis le directeur de la CIA d'alors, Michael Hayden.

chv/sam