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23/10/2012 08:22 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Une première visite officielle à Gaza depuis 2007

L'émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al Thani, a effectué une visite historique dans la bande de Gaza, mardi. Il est le premier chef d'État à se rendre dans cette enclave palestinienne depuis 2007, année où le Hamas a pris le contrôle de ce territoire et chassé l'autorité palestinienne.

Hamad ben Khalifa al Thani est arrivé d'Égypte où son avion a atterri à l'aéroport d'Al-Arich, dans le Sinaï, avant de rejoindre le territoire palestinien à bord d'un hélicoptère.

Accompagné de son épouse et de son premier ministre, Hamad ben Jassem al Thani, le chef de l'État qatari a été accueilli par le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, au cours d'une cérémonie officielle. Hamad ben Khalifa al Thani et son hôte, Ismaïl Haniyeh se sont tenus côte à côte pendant l'interprétation des hymnes nationaux palestiniens et qataris.

Cette visite revêt un caractère politique important pour le gouvernement du Hamas, car depuis cinq ans, les personnalités internationales qui s'arrêtaient à Gaza - comme le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et les ministres des Affaires étrangères - évitaient tout contact avec le Hamas. Le parti est boycotté par la communauté internationale en raison de son refus de reconnaître Israël et pour son refus de renoncer à la lutte armée.

Messieurs al Thani et Haniyeh se sont ensuite rendus à Khan Younès afin d'inaugurer un projet immobilier d'un millier de logements destinés à des familles défavorisées qui portera le nom de l'émir. L'émir qatari doit également inaugurer un projet de reconstruction de 250 millions de dollars qu'il financera dans une partie du territoire palestinien ravagé par l'opération israélienne « plomb durci » de décembre 2008 et janvier 2009.

« Bizarre »

Israël a trouvé « bizarre » que l'émir du Qatar « prenne parti pour le Hamas contre l'Autorité palestinienne, à qui il n'a jamais rendu visite ».

« L'émir a ainsi choisi son camp et ce n'est pas bon », a déploré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.