NOUVELLES
23/10/2012 03:54 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Liban: Washington plaide pour une nouvelle coalition gouvernementale

La diplomatie américaine a plaidé mardi pour une nouvelle coalition gouvernementale au Liban, en pleine crise politique dans ce pays après l'attentat qui a tué le 19 octobre à Beyrouth le chef des renseignements de la police qui était la bête noire de la Syrie.

"Nous soutenons les efforts du président (libanais Michel) Sleimane et d'autres dirigeants responsables au Liban pour bâtir un gouvernement efficace et pour prendre les mesures qui s'imposent à la suite de l'attentat terroriste du 19 octobre", a déclaré la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland.

Interrogée pour savoir si les Etats-Unis étaient favorables à un changement de gouvernement au Liban, Mme Nuland a répondu que "le président Sleimane avait engagé des discussions avec tous les partis pour former un nouveau gouvernement (et) nous soutenons ce processus".

La diplomate a ajouté que Washington ne voulait pas voir de "vide politique" au Liban.

Ces déclarations font écho à celles de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton qui a exprimé mardi à Beyrouth son inquiétude pour la stabilité du Liban.

L'attentat à la voiture piégée qui a tué vendredi le général sunnite Wissam al-Hassan, chef des renseignements de la police libanaise, fait craindre un embrasement au Liban, déjà divisé entre partisans et adversaires du président syrien Bachar al-Assad dont le pays a exercé une tutelle sur son petit voisin pendant près de 30 ans.

Ce meurtre a provoqué une nouvelle crise politique au Liban, l'opposition hostile à la Syrie exigeant la démission du gouvernement dominé par le parti chiite Hezbollah, proche du président syrien Assad.

L'opposition a aussi annoncé que ses députés allaient boycotter toute réunion à laquelle participerait le gouvernement "jusqu'à sa démission".

Bien qu'elle soutienne l'opposition, la communauté internationale a réagi en apportant son soutien au Premier ministre libanais Najib Mikati, par crainte d'un vide politique. Lundi, les ambassadeurs des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France) avaient appelé au maintien de "l'action gouvernementale" au Liban.

nr/bdx