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23/10/2012 02:36 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Les bombardements continuent en Syrie à l'approche de la fête de l'Aïd el-Kébir

BEYROUTH - Des avions de guerre syriens ont bombardé mardi une ville stratégique tenue par les rebelles dans le nord du pays pour essayer de rouvrir une voie d'approvisionnement clé, ont rapporté des rebelles. La poursuite des combats laisse peu de chances à la proposition de cessez-le-feu des Nations Unies pendant les quatre jours de la fête musulmane de l'Aïd el-Kébir, qui commence vendredi.

L'un des bombardements les plus importants a eu lieu dans la ville de Maaret al-Numan et dans le village de Mar Shamsheh. Au même moment, l'armée syrienne et les rebelles continuaient à s'affronter devant un camp militaire voisin, assiégé depuis plusieurs jours, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres.

Plus tôt ce mois-ci, les rebelles avaient pris le contrôle de Maaret al-Numan, située le long de l'axe principal entre Alep et Damas, la capitale économique et la capitale politique. Leur présence dans cette ville avait paralysé l'approvisionnement et le renfort des forces du régime vers le nord-est. Lors de la bataille d'Alep, cette situation avait paralysé les forces gouvernementales, qui s'étaient enlisées dans un affrontement sanglant pour le contrôle de la plus grande ville du pays.

Le cessez-le-feu proposé par l'Organisation des nations unies (ONU) apparaît de plus en plus improbable. Le représentant spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, avait suggéré que les deux camps, engagés dans une guerre civile depuis 19 mois, observent une trêve pendant l'Aïd el-Kebir, mais ni les rebelles ni le président Bachar el-Assad n'y semblent prêts.

Mardi, un obus anti-aérien syrien a également touché un centre de santé turc situé à environ 200 mètres de la frontière, a annoncé l'agence de presse privée turque Dogan.

Les violences en Syrie ont fait plus de 34 000 morts depuis le début du soulèvement, initialement pacifique, en mars 2011, selon le chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, Rami Abdul-Rahman, dont l'organisation recueille les informations de militants sur place. Ce bilan inclut plus de 8000 soldats loyalistes, a-t-il dit.