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23/10/2012 06:02 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

La Fédération des contribuables défend le projet de loi C-27 sur la transparence des Premières Nations

La controverse née d'un voyage à Rome d'une délégation de la Première Nation de Sagkeeng, aux frais de la réserve, apporte de l'eau au moulin de la Fédération canadienne des contribuables qui défend le projet de loi C-27 sur la transparence des Premières Nations en matière financière.

Cette dernière réagit aux révélations de Radio-Canada selon lesquelles le chef et au moins six autres membres de la réserve de Sagkeeng au Manitoba ont payé leur voyage à Rome à même les profits d'appareils de loterie vidéo, argent destiné à l'amélioration des conditions de vie dans la communauté.

Selon la Fédération canadienne des contribuables, de telles dépenses seraient moins possibles si le projet de loi C-27 était mis en place.

« Le projet de loi C-27 favorise la transparence en informant les membres de la réserve et les contribuables sur ce qui se passe », affirme le directeur pour la région des Prairies de la Fédération canadienne des contribuables, Colin Craig.

L'utilisation de fonds appartenant aux membres de la réserve ne surprend pas le directeur des études autochtones de l'Université du Manitoba.

Les chefs ont beaucoup de pouvoirs discrétionnaires, mais cela ne veut pas dire que tous les chefs sont comme ça selon Robert Falcon.

« Il y a des chefs qui sont extrêmement gentils, qui font de bonnes affaires pour leur communauté, qui utilisent les lois parce que c'est extrêmement souple, et d'autres qui utilisent des fonds qui devraient être utilisés pour l'éducation ou pour autre chose », explique-t-il.

L'ACM pas d'accord

Toutefois, pour l'Assemblée des chefs du Manitoba, les mécanismes de transparence existent déjà.

Le projet de loi C-27 représente seulement une façon détournée du gouvernement de contrôler encore plus les investissements privés des réserves, selon elle.

Le chef de la réserve Sagkeeng, Donovan Fontaine affirme pour sa part que la prise en charge des frais du voyage à Rome, pour assister à la canonisation de la première sainte autochtone en Amérique du Nord, avait été acceptée par le conseil de bande.

Il estime aussi que ce voyage à Rome a servi à promouvoir le processus de guérison et de réconciliation avec l'Église catholique, à travers lequel passent de nombreux anciens élèves des pensionnats autochtones.