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23/10/2012 04:34 EDT | Actualisé 22/12/2012 05:12 EST

Des députés libanais affirment avoir reçu des menaces d'un numéro syrien

Des députés de l'opposition libanaise hostile au régime de Damas ont affirmé avoir reçu des sms de menaces envoyés à partir d'un numéro syrien, avant et après l'assassinat d'un chef de la Sécurité le 19 octobre à Beyrouth.

"La veille de l'attentat, nous avons reçu un sms d'un numéro syrien qui disait 'fils de p..., nous vous aurons un par un", a affirmé à la télévision lundi soir le député Ammar Houry, membre du groupe parlementaire de Saad Hariri, chef de l'opposition.

Il a précisé que quatre de ses collègues, les députés Ahmad Fatfat, Hadi Hbeich, Khaled el-Daher et Nouhad al-Machnouk, avaient reçu un sms similaire. MM. Fatfat, Daher et Hbeich ont confirmé cela dans des déclarations mardi aux médias locaux.

"Sur le coup, nous n'y avons pas prêté attention, jusqu'à l'assassinat (le lendemain) du général Wissam al-Hassan", chef des renseignements de la police libanais tué dans un attentat à la voiture piégée avec deux autres personnes, a dit M. Houry.

"Après l'assassinat, on a reçu un deuxième sms qui disait 'mabrouk (félicitations en arabe), le compte à rebours a commencé, un de dix éliminé. Il s'est avéré que le numéro à partir duquel ces messages ont été envoyés est un numéro syrien", a-t-il précisé.

L'assassinat du général Hassan, bête noire du régime syrien, a plongé le Liban, déjà divisé entre partisans et adversaires du président Bachar al-Assad, dans une nouvelle crise.

L'opposition a accusé le régime syrien de se tenir derrière l'attentat et a réclamé la chute du gouvernement de Najib Mikati, dominé par le puissant mouvement armé du Hezbollah, un proche du régime Assad, et ses alliés.

Des personnalistes libanaises hostiles au régime syrien ont été assassinées entre 2005 à 2008, dont l'ex-Premier ministre Rafic Hariri. La Syrie, ancienne puissance tutélaire, a été pointée du doigt par l'opposition notamment.

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