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23/10/2012 09:53 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Barack Obama et Mitt Romney abordent le sprint final de l'élection présidentielle

DAYTON, États-Unis - Le président américain Barack Obama et son rival républicain Mitt Romney ont plongé dans les deux dernières semaines d'une course extrêmement serrée avec le candidat démocrate accusant son adversaire de changer si souvent de position qu'il n'est pas fiable.

Les deux candidats sont au coude à coude, et M. Romney a livré une approche plus centriste en matière de politique étrangère lors du débat de lundi soir — le dernier de trois, celui-là consacré à ce thème.

Toutefois, la performance du républicain a donné au clan Obama plus de munitions pour affirmer que M. Romney est prêt à abandonner ses prises de position plus conservatrices afin de satisfaire ses supporters plus modérés.

Lors d'un rassemblement partisan en Floride, mardi, M. Obama a observé qu'il était courant que des politiciens changent d'opinion par rapport à quatre ans plus tôt, mais pas par rapport à quatre jours plus tôt.

Plus tard mardi, M. Obama s'est rendu en Ohio, où il était accompagné de son colistier Joe Biden, tandis que M. Romney a rencontré des électeurs du Nevada, un autre État où la lutte semble serrée.

Aucun des deux partis ne peut prétendre détenir l'avance à ce stade de la course, les sondages donnant les démocrates et les républicains à égalité au niveau national ainsi que dans certains États-pivots.

Le défi de M. Obama est de convaincre les électeurs vivant des ennuis financiers qu'il est mieux qualifié pour replacer le pays sur la voie de la prospérité économique que M. Romney, qui s'est bâti une fortune à titre d'homme d'affaires. M. Romney a dégagé beaucoup de confiance en campagne électorale depuis sa solide prestation lors du premier débat, le 3 octobre.

En modérant considérablement ses prises de position en matière de politique étrangère, M. Romney espère neutraliser l'une des forces de M. Obama. Mais la transition vers le centre du spectre politique ne vient pas sans pièges.

En mettant de côté certaines de ses critiques les plus acerbes des derniers mois à l'endroit de M. Obama, M. Romney risque de se mettre à dos certains républicains conservateurs, en plus de renforcer l'allégation — lancée à répétition par le président durant le débat de lundi — que ses prises de positions manquent de conviction et de leadership.

Mardi, le clan Obama a lancé un bouquin de 20 pages intitulé «Blueprint for America's Future» (Plan pour le futur des États-Unis), qui vise à promouvoir son programme en vue d'un deuxième mandat à la Maison-Blanche et à répondre aux critiques républicaines à l'effet que le président sortant n'a pas clairement dévoilé ses intentions des quatre prochaines années.

Le plan inclut une augmentation des dépenses en matière d'éducation, une recrudescence des emplois dans le secteur manufacturier et une hausse des impôts pour les plus fortunés.