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23/10/2012 07:53 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Avec Doha Goals, la volonté de réfléchir et d'agir par le sport

Le Doha Goals, qui se tiendra en décembre au Qatar à l'invitation du petit émirat qui compte dans le monde du sport, a vocation "à lancer des initiatives qui auront un impact concret", assure Richard Attias, à l'origine du projet en lien avec les autorités qataries.

Du 10 au 12 décembre prochains, la capitale du Qatar va accueillir la crème des acteurs de la société civile, des mondes politique et sportif afin de réfléchir aux enjeux du sport et son rôle dans les sociétés.

"Le projet du Doha Goals remonte à environ 18 mois, ce qui en soit est assez récent", explique à l'AFP Richard Attias, qui, par le passé, a entre autres été l'artisan du développement du Forum économique mondial de Davos.

"La fondation Aspire (basée à Doha) qui a plus de 10 ans d'âge et dont la vocation est la promotion du sport et de son accès aux jeunes notamment, est le porteur du Doha Goals", précise-t-il. "Après le pré-forum qui s'est tenu en janvier dernier autour d'une cinquantaine d'experts de tous horizons, il a été décidé de tenir à Doha un forum annuel du Doha Goals pour suivre l'évolution des initiatives qui émergeront".

Pour M. Attias, le Doha Goals ne sera pas un énième rendez-vous sans lendemain.

L'objectif est "avant tout de créer une communauté de décideurs politiques, économiques, d'ONG, de patrons de fédérations, d'athlètes, d'étudiants, d'enseignants, de médecins notamment qui partagent notre conviction que le sport est un merveilleux outil de développement social et économique. Sur cette base, en partageant des idées, nous lancerons des initiatives qui auront un impact concret dans différents domaines et sur différents continents", assure-t-il.

L'homme d'affaires, expert en mise en relations, balaie les critiques qui pourraient voir dans ce nouveau rendez-vous un simple outil supplémentaire de communication pour le Qatar.

"Le Qatar, pays que je connais depuis 1994 lorsque personne ne s'y intéressait, n'a pas besoin de Doha Goals pour communiquer. Le sport est dans l'ADN de ce pays et les critiques ne sont que le reflet des initiatives qui dérangent ceux qui n'entreprennent pas", assène-t-il.

Dans le même esprit, il réfute une éventuelle comparaison avec Davos, qu'il connaît bien.

"Dès qu'un grand rassemblement se tient, on l'appelle le Davos de quelque chose. La grande différence du Doha Goals comme des forums que j'ai créés depuis 3 ans, c'est qu'il se tourne résolument vers l'action. C'est un appel à l'action, aux initiatives, aux résultats concrets. Sinon ce sera une conférence de plus".

Après trois jours d'échanges, rythmés par des débats, des conférences, des tables-rondes, et des think-tanks, les participants signeront une feuille de route pour l'année à venir.

Il s'agira d'"aboutir à des initiatives concrètes qui seront suivies tout au long de l'année pour s'assurer que cela ne reste pas lettre morte".

Pour ce faire, une ONG verra le jour.

"L' idée de l'ONG vient des autorités qataries et démontre si besoin est, la détermination à ce que les initiatives soient mises en oeuvre. Pour cela, il faut un véhicule, une plate-forme, une catalyse, et c'est pourquoi l'ONG est évoqué a court terme."

Celle-ci sera basée a Doha. Elle devrait agir à l'échelon international "avec des moyens levés auprès du secteur privé qui trouverait un intérêt plus grand que d'être le simple sponsor d'un évènement. C'est ce concept que nous avions mis en oeuvre en 2006 avec la +Clinton Fondation+ et qui fait le succès de la +Clinton Global Initiative+ qui me paraît plus correspondre à la philosophie de Doha Goals".

Reste maintenant à passer de la parole aux actes.

fbr/jgu