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23/10/2012 10:47 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST

Apple doit dévoiler le mini-iPad mardi après-midi

PARIS - Le prix du mini-iPad sera dévoilé ce mardi, vers 13 heures, heure normale de l'Est. Et tous les concurrents d'Apple ont calé leur calendrier de communication et de lancement à cette date du mardi 23 octobre 2012. Objectif : préempter les ventes de mini-tablettes qui promettent d'être le cadeau de Noël 2012.

Apple a convoqué la presse dans son centre de conférences de San José, en Californie, pour une présentation à l'intitulé mystérieux: «We have a little more to show you» (Nous avons une petite chose de plus à vous montrer). Tout serait dans ce «little», petit en anglais. Car Tim Cook, patron de la marque à la pomme, successeur de Steve Jobs décédé voilà un an, devrait y dévoiler un nouvel iPad, une version mini de sa tablette.

D'après les rumeurs qui circulent sur le Net, ledit mini-iPad serait doté d'un écran de 7 pouces seulement contre 10 initialement pour le iPad. Ce lancement — il intervient deux ans après le lancement du iPad, écoulé à 54 millions d'exemplaires à travers le monde — est déjà largement anticipé, notamment par la concurrence.

Amazon met les bouchées doubles. Il lance son Kindle Fire en France, en signant sa première campagne de publicité à la télévision. Depuis plusieurs jours déjà, à coups de gazouillis et de re-gazouillis, la publicité circule sur internet. Le site américain, qui a chamboulé le marché du livre aux États-Unis, y vante ses services de vente en ligne et son modèle de tablette multi-fonction qui permet de surfer, jouer, regarder un film ou lire.

La Fnac a, elle aussi, choisi ce mardi 23 octobre pour faire parler d'elle. Lors d'une conférence de presse, en présence de James Wu, ambassadeur du fabricant canadien Kobo, venu spécialement de Toronto, l'enseigne française a vanté les mérites de l'Arc. La dernière née des liseuses Kobo fait elle aussi dans l'écran 7 pouces, à mi-chemin entre le téléphone intelligent et la tablette. Ce modèle ne sera lancé que mi-novembre partout dans le monde. En France, il n'est actuellement que «ouvert à la pré-commande». Mais peu importe, en communication, il fallait à la Fnac faire vite.

Comme d'autres, dont Microsoft qui lance sa tablette Surface ou Samsung et son nouveau smartphone Google, l'enseigne française caresse l'espoir de résister à la vague annoncé du mini-iPad. «La tablette, c'est le sujet du moment. Il y aura de la place pour tout le monde», philosophe Charles Bianchi, directeur commercial de la Fnac.

Né il y a deux ans, le marché des liseuses et des tablettes serait actuellement en plein démocratisation. «Cette année, on sort du marché élitiste et hightech, pour entrer dans celui d'un produit de grand marché pour toute la famille», explique M. Bianchi. Pour preuve: début octobre, la Fnac a étendu sa gamme de liseuses au mini-Kobo, un format à encre numérique si petit qu'il s'oublie dans un sac à main ou un cartable. «Le tout pour 79 euros», vante Élodie Perthuisot, directrice du livre à la Fnac. Vendu au prix de 159,90 euros à 299 euros, selon les versions, en exclusivité en France à la Fnac, l'Arc, toujours de Kobo, promet lui d'être «en concurrence frontale» avec son ennemi juré, le Kindle d'Amazon vendu 159 euros et livré gratuitement.

Les vendeurs de la Fnac ont été formés tout spécialement au nouveaux Kobo. Et, tout comme lors du lancement du Kindle en 2011, Amazon, champion de la vente en ligne, a fait appel à des enseignes de magasins pour mettre son nouveau produit dans les mains des Français. Casino a répondu présent: 75 de ses magasins le vendront en novembre.

La bataille promet d'être rude. Car, alors que la crise pèse sur le pouvoir d'achat des Français, les prix jugés plus accessibles devraient achever d'emballer les ventes de fin d'année, espèrent les distributeurs. Les ventes de liseuses, matériel indispensable à la lecture de livres dématérialisés, devraient se chiffrer à 300 000 unités, en 2012, après 145 000 en 2011, estime GFK. Avec elles, les ventes de livres numériques devraient s'emballer. En 2011, 1,1 million de livres — dont 70 pour cent de polars et de romans — ont été téléchargés en France, formant un marché de 12 millions d'euros, selon GFK. En 2015, ce marché devrait atteindre 55 millions. Cette année, il devrait avoir bondi de 80 pour cent, prévoit GFK.