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22/10/2012 03:13 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

Visite royale à Gaza

L'émir du Qatar Hamad ben Khalifa al Thani se rendra mardi dans la bande de Gaza. C'est le premier chef d'État à se rendre dans cette enclave palestinienne depuis 2007, année où le Hamas a pris le contrôle de ce territoire et chassé l'autorité palestinienne.

L'émir, qui ne restera que quelques heures, apporte dans sa besace plus de 250 millions de dollars pour financer des projets de construction de ce territoire dévasté par l'opération israélienne « plomb durci » en décembre 2008-janvier 2009.

Le projet comprend, entre autres, la construction d'un millier de logements pour les familles défavorisées et la reconstruction d'infrastructures routières.

Chikha Moza, l'épouse de l'émir, fera partie de l'importante délégation qui arrivera par voie terrestre. Le convoi franchira le terminal de Rafah, le poste frontalier entre l'Égypte et le territoire palestinien dans la matinée.

Visite éminemment politique aussi

L'émir du Qatar a déployé beaucoup d'efforts dans le dossier palestinien. Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, a été accueilli à Doha après avoir été obligé de quitter son refuge syrien depuis l'éclatement du soulèvement contre le régime de Bachar Al-Assad.

Le Qatar s'est également investi pour renouer les liens entre l'autorité palestinienne, dirigée par Mahmoud Abbas en Cisjordanie, et le gouvernement du Hamas d'Ismaïl Haniyeh.

L'agence de presse palestinienne a précisé que l'émir du Qatar avait averti le président Abbas de sa visite.

« Le président (Mahmoud Abbas) a salué les efforts du Qatar pour soutenir la bande de Gaza, en insistant sur l'unité de la terre palestinienne et la fin de la division », a rapporté Wafa.

Cela peut signifier que la réconciliation entre les frères ennemis sera au menu des discussions entre le Hamas et l'émir du Qatar.

« Bizarre »

Israël a trouvé « bizarre » que l'émir du Qatar « prenne parti pour le Hamas contre l'Autorité palestinienne, à qui il n'a jamais rendu visite ».

« L'émir a ainsi choisi son camp et ce n'est pas bon », a déploré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.