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22/10/2012 01:49 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

« Le Tour de France est-il trop dur? » - Garneau

Le patron du Tour de France croit qu'il faut punir non seulement Lance Armstrong l'athlète, mais aussi son entourage. Mais que dire des organisateurs de courses qui en demandent toujours plus aux athlètes?

À la suite de la décision de l'Union cycliste internationale d'entériner les conclusions du rapport de l'Agence américaine antidopage (USADA), Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, a vite rayé Armstrong du cercle des vainqueurs du Tour, en précisant qu'un athlète n'est jamais seul coupable.

« Ce n'est pas le coureur seul, il faut regarder l'entourage et punir aussi l'entourage, précise Prudhomme. Il faut que les condamnations aillent au-delà des condamnations pour le champion. Dans le rapport de l'USADA, il y a une double mise en cause : la mise en cause d'un système et la mise en cause d'une époque », a-t-il rappelé.

Mais dans la mise en cause du système, il faut, selon l'homme d'affaires québécois et ex-cycliste Louis Garneau, inclure les organisateurs des grandes épreuves, qui présentent des parcours toujours plus difficiles, plus spectaculaires.

« On a plein de questions à se poser, a déclaré Louis Garneau lundi à RDI. Est-ce que le Tour de France est trop dur? Est-ce que 21 jours de courses, à faire 6 heures, 7 heures, est-ce que c'est humain? Est-ce que quelqu'un à l'eau claire peut faire ça?

« Est-ce que quelqu'un peut faire 180 jours de course par année? Je pense qu'il faut revoir le système au complet pour que les athlètes aient plus de repos, que les épreuves soient peut-être un peu moins longues », a-t-il ajouté.