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21/10/2012 06:07 EDT | Actualisé 21/12/2012 05:12 EST

Explosion dans la vieille ville de Damas: 13 morts et au moins 29 blessés

DAMAS, Syrie - L'explosion d'un taxi piégé a fait au moins 13 morts dimanche dans la vieille ville de Damas et 29 personnes ont été blessées, selon un bilan de l'agence de presse officielle Sana.

L'attentat est survenu alors que l'émissaire des Nations unies et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, rencontrait le président Bachar el-Assad dans la capitale syrienne.

L'explosion visait un poste de police, a déclaré un responsable syrien qui a requis l'anonymat, ajoutant qu'un taxi piégé avait explosé à 50 mètres du poste de police principal de Bab Touma, un quartier commerçant où résident principalement des chrétiens.

Selon un journaliste de l'agence Associated Press présent sur les lieux, la chaussée et le trottoir étaient maculés de sang, les vitrines de plusieurs commerces ont été détruites et au moins quatre voitures complètement brûlées.

Epargnée par les violences après le début du soulèvement contre le régime de Bachar el-Assad en mars 2011, Damas est devenue la cible des affrontements depuis quelques mois. L'attentat de dimanche n'a pas été revendiqué mais des groupes islamistes combattant aux côtés des insurgés ont parfois revendiqué des attaques à la bombe contre les services de sécurité du régime à Damas.

Par ailleurs, le président Bachar el-Assad a reçu dimanche le représentant spécial conjoint des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, venu réclamer une trêve à l'occasion des quatre jours de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, qui débute vendredi.

Après cette rencontre à huis clos, Lakhdar Brahimi a déclaré à la presse qu'il avait rencontré des groupes d'opposition syriens dans le pays et à l'étranger et reçu des "promesses" mais pas d'"engagement" de leur part de respecter un cessez-le-feu.

M. Brahimi a souligné qu'il a reçu "un soutien massif" du côté des anti-Assad pour mener à bien ce plan de trêve. "Tous ont déclaré qu'il s'agissait d'une bonne idée et qu'ils allaient la soutenir", a-t-il ajouté. Il a toutefois refusé de communiquer l'avis du président syrien.

De son côté, l'agence officielle Sana a précisé que Bachar el-Assad soutient les efforts de M. Brahimi sans dire si le président s'était engagé à respecter le cessez-le-feu.

"Le president a déclaré qu'il est ouvert de fait à n'importe quel effort sincère qui puisse amener une solution politique à la crise tout en respectant la souveraineté syrienne et rejetant une intervention étrangère", a rapporté Sana. Cette solution politique "doit être basée sur un principe d'arrêt du terrorisme et un engagement des pays qui soutiennent, fournissent des armes et abritent ces terroristes syriens pour que leurs actes s'arrêtent", ajoute l'agence employant le terme de "terroristes" utilisé par le régime pour désigner les insurgés.

Pendant des mois, la Turquie a abrité le quartier général de l'Armée syrienne libre (ASL) avant que les insurgés n'installent leur commandement en Syrie. La Turquie accueille également les réunions du Conseil national syrien, l'une des principales formation de l'opposition. Les relations diplomatiques entre la Turquie et la Syrie se sont détériorées depuis le début de la crise. Ankara est considéré un des critiques les plus féroces du régime de Bachar el-Assad.