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18/10/2012 03:59 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Un chef islamiste libyen nie toute implication dans l'attaque du consulat US

Un chef d'un groupe salafiste libyen a démenti jeudi des informations de presse américaine sur son implication dans l'attentat contre le consulat des Etats-Unis à Benghazi en Libye qui a coûté la vie le 11 septembre à quatre Américains dont l'ambassadeur.

Dans une déclaration à l'AFP, Ahmad Salem Abou Khatala, un ancien chef rebelle qui a combattu les forces du régime déchu de Mouammar Kadhafi, a affirmé que ces "informations attribuées à des responsables libyens non identifiés sont mensongères et dénuées de tout fondement et de toute crédibilité".

"Il y a des gens qui ont prétendu que je ne suis pas à Benghazi et que j'avais pris la fuite à l'extérieur du pays, et cela est totalement faux. Me voilà ici et je réponds à vos questions", a déclaré un des chefs du groupe salafiste Ansar al-Charia, basé à Benghazi, dans l'Est libyen.

"Ce que l'on peut dire c'est qu'un groupe de personnes est sorti manifester et les gardes responsables de la sécurité du consulat ont ouvert le feu. J'ignore si les tirs provenaient des (gardes) libyens ou américains, mais il y a eu des tirs et finalement ils (les manifestants) ont mis le feu au consulat", a-t-il ajouté.

"Cela s'est passé pour protester contre le film insultant le prophète Mahomet", a poursuivi le chef islamiste, en allusion au film islamophobe "Innocence of Muslims" produit aux Etats-Unis.

Des médias américains ont cité des responsables proches de l'enquête sur l'attentat contre le consulat pour accuser M. Abou Khatala.

Mais ce dernier a affirmé qu'aucun enquêteur ou officiel n'était entré en contact avec lui. "Aucun responsable ne m'a approché ou a cherché à me parler de cette affaire", a-t-il dit.

Le président Barack Obama a promis de faire la lumière sur les faits s'étant déroulés à Benghazi.

Son administration a changé son évaluation de ce qui s'était produit le 11 septembre. Dans un premier temps, elle avait évoqué une manifestation due au film islamophobe qui avait dégénéré, avant de reconnaître qu'il s'agissait d'une attaque planifiée.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a assumé la "responsabilité" des conséquences de l'attaque, une affaire qui provoque une tempête politique aux Etats-Unis avant la présidentielle.

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