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18/10/2012 04:37 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Liban-Syrie: aggravation des incidents frontaliers et trafic d'armes (rapport ONU)

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon se déclare "très inquiet de l'impact de la crise syrienne sur le Liban", dans un rapport au Conseil de sécurité où il souligne l'aggravation des tensions à la frontière et la poursuite d'un "trafic d'armes dans les deux sens".

"A la suite de la détérioration de la situation en Syrie, le Liban a connu des escarmouches à la frontière, un trafic d'armes, l'afflux de milliers de réfugiés, des affrontements meurtriers entre sunnites et alaouites et des tentatives d'assassinat politique qui ont déstabilisé le pays", souligne ce rapport. "Je suis très inquiet de l'impact de la crise syrienne sur le Liban".

Le rapport signale "une forte augmentation des tirs d'obus et des incursions des forces syriennes, dont certains ont visé des villages libanais le long de la frontière", avec 31 incidents en juillet contre seulement 7 entre janvier et juillet.

"Il continue d'y avoir des informations sur un trafic d'armes dans les deux sens" à travers la frontière entre la Syrie et le Liban, ajoute le rapport. L'ONU considère ces informations comme crédibles mais "n'a pas les moyens de les vérifier de manière indépendante".

"Les accusations de trafic d'armes (...) et la répétition d'incidents le long de la frontière (...) soulignent l'urgence d'améliorer la gestion et la surveillance des frontières terrestres du Liban", conclut l'ONU.

Un meilleur contrôle permettrait aussi "d'empêcher les groupes armés et les milices au Liban d'alimenter leur arsenal, qui constitue une menace pour la paix du pays et de la région".

En particulier, souligne le document, "le maintien par le Hezbollah de capacités militaires importantes et perfectionnées hors du contrôle du gouvernement libanais demeure un sujet de grave inquiétude (car) il crée une atmosphère d'intimidation".

Le lancement par le Hezbollah d'un drone qui survolé Israël le 6 octobre "représente une provocation qui pourrait conduire à une escalade dangereuse menaçant la stabilité du Liban", affirme encore le texte.

"Il est essentiel de ne plus laisser le Liban être (...) utilisé comme champ de bataille par des protagonistes qui cherchent à promouvoir leurs propres intérêts au détriment de ce pays ou pour déstabiliser la région", conclut le rapport, qui sera soumis au Conseil le 31 octobre prochain.

avz/bdx