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18/10/2012 09:47 EDT | Actualisé 18/12/2012 05:12 EST

Le pétrole ouvre en baisse à New York, dans un marché prudent

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse jeudi à New York, pénalisés par un renchérissement du dollar qui rendait le brut moins attractif, dans un marché prudent avant la tenue d'un sommet européen à Bruxelles.

Vers 13H25 GMT, le baril de référence pour livraison en novembre cédait 1,03 dollar à 91,10 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Les dirigeants européens s'apprêtent à se réunir à Bruxelles et les discours qu'ils tiendront feront bouger le marché", a estimé Phil Flynn, de Price Futures Group. En conséquence, "les courtiers entament la journée sur une note prudente".

Cette prudence se traduisait notamment par une hausse du dollar sur le marché des changes, le billet vert étant considéré comme une devise moins risquée.

Or la hausse de la monnaie américaine pénalisait les achats d'or noir libellés en dollars, les rendant moins attractifs pour les acheteurs munis d'autres devises.

L'une des questions qui attiraient l'attention des opérateurs était celle d'une demande d'aide financière de la part de l'Espagne à l'Europe, attendue avec impatience par les marchés financiers.

"Bien que les dirigeants s'attachent à réduire les attentes de toute annonce majeure lors de cette réunion, la baisse de ses taux d'emprunt souverain sur le marché obligataire montre que les courtiers espèrent ne pas être déçus", a noté M. Flynn.

Par ailleurs, la publication jeudi matin d'une batterie d'indicateurs chinois n'ont pas eu "l'effet stimulant escompté par le marché", a noté Matt Smith de Schneider Electric.

"Des chiffres de ventes au détail et de production industrielle meilleurs qu'attendu, avec un produit intérieur brut en ligne avec les attentes (croissant de 7,4% en rythme annuel) n'ont pas semblé suffisants pour ressusciter le marché", a continué M. Smith.

Enfin, les prix étaient pénalisés par la nette hausse des stocks de brut aux Etats-Unis lors de la semaine achevée le 12 octobre, dont a fait état mercredi le ministère américain de l'Energie.

Ces réserves ont en effet progressé de 2,9 millions de barils, un chiffre bien supérieur aux prévisions et jugé de mauvais augure pour la demande pétrolière aux Etats-Unis, premier pays consommateur de brut.

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