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18/10/2012 01:51 EDT | Actualisé 17/12/2012 05:12 EST

Décision imminente de l'UCI

L'Union cycliste internationale dit qu'elle pourrait répondre « incessamment » aux accusations avancées par l'Agence américaine antidopage (USADA) à l'endroit de Lance Armstrong.

L'UCI a reçu le rapport de l'USADA la semaine dernière. Elle a jusqu'au 31 octobre pour décider si elle ratifiera la décision de priver le cycliste américain de ses sept titres au Tour de France ou si elle déposera un appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS).

« Tout ce que nous pouvons confirmer, c'est que la date limite est le 31 octobre, a déclaré le porte-parole de l'UCI, Enrico Carpani. Mais la réponse pourrait arriver incessamment à partir de demain. »

L'USADA a suspendu Armstrong à vie à la fin août et a avancé qu'il devrait être privé de ses sept titres au Tour de France parce qu'il a été impliqué « dans le programme de dopage le plus complexe, le plus professionnel et le plus efficace que le sport n'ait jamais vu ».

Les éléments de preuve avancés par l'USADA comprennent les témoignages d'anciens coéquipiers d'Armstrong qui évoquent la mise en place d'un système de dopage ancré dans les moeurs de l'équipe US Postal.

Le rapport de l'USADA a déjà provoqué le retrait de commanditaires importants qui soutenaient Armstrong tels que Nike, Anheuser-Busch et Trek.

Par ailleurs, mercredi, Armstrong a renoncé à son poste de président du conseil de sa fondation Livestrong, qui lutte contre le cancer. Par contre, le Texan prononcera vendredi, à Austin, un discours lors des festivités du 15e anniversaire de Livestrong. Il s'agira de sa première sortie publique depuis le dépôt du rapport de l'USADA.

Chez Livestrong, on assure que l'image d'Armstrong n'a pas pâli depuis le dépôt du rapport.

« Les gens identifient toujours Lance comme un survivant d'une terrible expérience (le cancer), ça ne s'effacera pas, a dit Katherine McLane, l'une des vice-présidentes de la fondation.

« Les gens ici à la fondation et au sein de la communauté des malades du cancer considèrent Lance autrement que le grand public, qui le voit comme un cycliste. Ils connaissent quelqu'un qui s'est dévoué pendant 15 ans pour une cause noble et qui a donné 6,5 millions de dollars à la fondation. »

Démenti de Verbruggen

De son côté, l'ancien président de l'UCI, Hein Verbruggen, a démenti jeudi, dans un communiqué diffusé par l'UCI, avoir couvert un contrôle positif d'Armstrong, comme l'affirme Kathy LeMond, l'épouse du cycliste Greg LeMond.

Dans un témoignage versé au dossier de l'USADA, Kathy LeMond assure que deux commanditaires du coureur américain, dont Nike, ont versé la somme de 500 000 $ dans un compte appartenant à Verbruggen, dans le but de couvrir un contrôle positif effectué en 1999. Une information qu'elle tient, précise-t-elle, d'un ancien mécanicien d'US Postal, Julian Devries.

« Lance Armstrong n'a jamais été contrôlé positif par les laboratoires antidopage, (...) il n'y a pas eu de contrôle positif et (...) il n'y a rien eu à couvrir », insiste Verbruggen.

L'ancien dirigeant de l'UCI récuse également les propos que lui a prêtés le journal néerlandais De Telegraaf dans un article paru jeudi matin.

« Cet article suggère à tort que j'aurais déclaré que nonobstant le dossier de l'USADA, il n'y a pas de preuve à l'encontre de Lance Armstrong. Je n'ai fait aucune déclaration du tout à ce sujet. Le titre de cet article est absolument faux et mensonger, clame-t-il. Je prends totalement mes distances avec l'article paru dans De Telegraaf et avec tout autre média qui en ferait usage. »