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03/10/2012 02:19 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Élargissement de l'autoroute Henri-IV : les intentions du PQ suscitent des interrogations

Certains députés libéraux de la région de Québec et le maire Régis Labeaume s'interrogent au sujet des intentions du Parti québécois en matière de transport et d'infrastructures routières dans la région de la Capitale-Nationale. Ils craignent notamment que le projet d'élargir l'autoroute Henri-IV à six voies ne soit compromis.

Depuis son entrée en fonction, le ministre des Transports, Sylvain Gaudreault, a clairement laissé entendre sur de nombreuses tribunes qu'il entend privilégier les projets de transports en commun.

Or, certains craignent que la priorité accordée aux transports collectifs se fasse au détriment des grands projets d'infrastructures pour la région de Québec, comme celui de l'élargissement de l'autoroute Henri-IV de quatre à six voies.

C'est le cas du maire Labeaume. Ce dernier a rappelé lundi soir dernier à la séance du conseil municipal que l'élargissement de l'autoroute Henri-IV demeure une priorité pour la Ville de Québec. Les problèmes de circulation sur le réseau routier de la Capitale cet automne justifient, selon le maire de Québec, les futurs travaux routiers sur l'autoroute Henri-IV.

De son côté, le député libéral dans la circonscription de Louis-Hébert et ex-ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, n'hésite pas à parler de « l'improvisation » du nouveau ministre des Transports.

Mercredi matin, le ministre Gaudreault s'est voulu rassurant à l'entrée du conseil des ministres. « On a un programme d'infrastructures et d'investissements en infrastructures routières de 24 milliards d'ici 2016. Il n'est pas question de reculer là-dessus, de reculer sur les routes », a-t-il affirmé.

« Mais contrairement aux libéraux, nous, on a une vision pour le transport qui est beaucoup plus large, beaucoup plus élaborée », a tenu à ajouter le ministre des Transports.

Le ministre Gaudreault a conclu en confirmant qu'il allait augmenter les investissements dans le transport collectif, mais qu'il existait plusieurs façons « créatives » de trouver du financement.