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03/10/2012 01:08 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Joe Biden joue l'apaisement après sa déclaration sur la classe moyenne étouffée

CHARLOTTE, États-Unis - À la veille du premier débat entre les deux candidats à la présidentielle américaine, le vice-président Joe Biden a déclaré mardi que la classe moyenne avait été «ensevelie sous les problèmes» au cours des quatre dernières années, une déclaration aussitôt récupérée par les républicains comme une preuve de l'inefficacité de l'administration Obama.

Lors d'une étape à Charlotte, en Caroline du Nord, le vice-président de Barack Obama a laissé entendre devant un millier de personnes que M. Romney réduirait les impôts pour les millionnaires, et les augmenterait pour les familles de la classe moyenne.

M. Biden a ensuite demandé comment les républicains pouvaient justifier une augmentation des impôts pour la classe moyenne qui «en a eu plein les bras au cours des quatre dernières années».

Le candidat républicain à la présidentielle Mitt Romney a écrit sur Twitter qu'il était d'accord avec M. Biden, précisant que «la classe moyenne a été accablée de problèmes lors des quatre années précédentes, ce qui prouve pourquoi un changement est nécessaire en novembre».

Liz Smith, une porte-parole de la campagne de M. Obama, a indiqué que la réponse républicaine était «une autre attaque désespérée et hors contexte».

Selon Mme Smith, M. Biden a répété que «la classe moyenne était punie par les politiques économiques de l'ère Bush qui ont provoqué l'écrasement de l'économie américaine». Un vote pour Mitt Romney et son colistier Paul Ryan «est un retour à ces politiques ayant échoué», a-t-elle dit.

En campagne mardi en Iowa, M. Ryan a fait savoir qu'il existait une solution aux problèmes de la classe moyenne, soit l'élection de Mitt Romney à la présidence des États-Unis. Au dire de M. Ryan, la classe moyenne est étouffée par la réglementation, par les impôts, ainsi que par la dette. Plus que tout, a-t-il affirmé, «la classe moyenne est étouffée par les échecs économiques de l'administration Obama».