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03/10/2012 10:18 EDT | Actualisé 03/12/2012 05:12 EST

Cabines de bronzage : le risque est augmenté pour tous les cancers de la peau

Après avoir été reconnues coupables de favoriser la survenue du mélanome, un cancer de la peau particulièrement grave, les cabines de bronzage sont maintenant accusées d'augmenter l'apparition de carcinomes cutanés, notamment chez les jeunes.

La Pre Eleni Linos et ses collègues de l'Université de San Francisco ont passé en revue les résultats d'une série d'études effectuées depuis 1977 sur 80 000 personnes originaires de six pays. Ils ont découvert un lien entre les cabines de bronzage et les deux variantes de carcinomes cutanés.

Le carcinome cutané touche la couche superficielle de la peau. Il est généralement associé à un bon pronostic, mais son caractère récidivant et multiple en fait quand même un problème de santé publique. C'est d'autant plus vrai que son incidence augmente régulièrement en raison de l'allongement de la durée de vie et des habitudes comportementales, en particulier l'exposition répétée au soleil.

Ce risque est augmenté de 29 % pour le cancer basocellulaire, le plus bénin, qui évolue généralement de manière purement locale, et de 67 % pour le cancer spinocellulaire qui peut devenir invasif et donne des métastases.

La Pre Linos affirme que l'exposition avant l'âge de 25 ans fait courir le plus grand risque.

Selon elle, aux États-Unis seulement, les cabines de bronzage pourraient être responsables de 170 000 nouveaux cas de carcinomes cutanés chaque année.

Les UV des cabines de bronzage sont depuis 2009 classés par l'OMS (Organisation mondiale de la santé) comme cancérogènes.

Plusieurs pays, dont la France et l'Allemagne, ainsi que plusieurs États de l'Australie et des États-Unis, interdisent déjà aux moins de 18 ans la fréquentation des salons de bronzage.

Au Canada, seuls le Québec, la Nouvelle-Écosse et la ville de Victoria, en Colombie-Britannique, ont adopté de telles politiques, mais le débat est en cours dans la plupart des provinces du pays.

Le détail de cette étude est publié dans le British Journal of Medecine.