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02/10/2012 05:07 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Relations ÉU-Canada: l'économie est la clé, selon l'ambassadeur américain

OTTAWA - L'ambassadeur des États-Unis au Canada, David Jacobson, a affirmé mardi que le plus important geste que son pays peut faire pour son voisin du nord est d'améliorer l'économie américaine.

Selon M. Jacobson, le premier débat de mercredi entre les deux candidats à la présidence des États-Unis jouera un rôle clé pour déterminer qui, de Barack Obama ou de son rival républicain Mitt Romney, sera responsable de cette tâche à partir de l'an prochain.

L'ambassadeur estime que les deux candidats à la Maison-Blanche ont des visions fondamentalement différentes sur la manière de redonner de la vigueur à une économie nationale moribonde.

«Dans ce domaine, les deux parties sont à des kilomètres l'un de l'autre. C'est l'impasse politique qui s'empare de Washington», a déclaré M. Jacobson devant un parterre d'étudiants et de diplomates à l'Université Carleton, à Ottawa, où il offrait ses impressions sur l'élection présidentielle du 6 novembre.

«J'ai souvent dit que la chose la plus importante que les États-Unis peuvent faire pour le Canada est de remettre l'économie américaine sur la bonne voie», a-t-il ajouté.

«Si nous remettons notre économie sur la bonne voie, il y aura d'énormes répercussions positives pour le Canada.»

Faisant référence aux nombreux sondages démontrant l'avance de M. Obama dans plusieurs États pivots, l'ambassadeur a déclaré que le débat représentait une chance unique pour Mitt Romney de renverser la tendance de la course.

M. Jacobson a précisé qu'il s'exprimait en tant qu'ambassadeur de tous les Américains, même s'il est un démocrate qui faisait partie de l'équipe électorale de Barack Obama en 2008.

«Le premier débat est de loin le plus important», a affirmé M. Jacobson en parlant de l'affrontement télévisé de mercredi soir qui aura lieu à Denver, au Colorado.

«Ce qui peut avoir un impact, c'est de regarder ces deux gars debout côte à côte. Traditionnellement, c'est une bonne chose pour un aspirant au titre. L'adversaire se dresse à côté du président des États-Unis et s'élève à son niveau.»

Selon les calculs de M. Jacobson, le président sortant atteindra les 270 voix du collège électoral nécessaires à la victoire même s'il ne gagne pas l'État de Wisconsin, de la Floride, de la Virginie, de la Caroline du Nord, du Nevada et du New Hampshire, des États où il mène de toute manière selon les plus récets sondages.

«Cela signifie que le gouverneur Romney aura un chemin difficile vers la victoire. Ce ne sera pas facile pour lui», a-t-il déclaré.