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02/10/2012 10:42 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Prêt-à-porter parisien : le vent du dieu Eole souffle chez Chanel

PARIS - PARIS (Sipa) — Karl Lagerfeld a fait mardi un crochet par le Mont Olympe où il a débauché le dieu du vent Eole pour souffler sur sa collection du printemps/été prochain tous les volumes et la légèreté qu'il en attendait.

Sous la verrière du Grand palais, les longues pales blanches d'une douzaine d'éoliennes, symbole d'une énergie renouvelable qui a peine à trouver sa place à l'heure du tout fossile ou du nucléaire, Karl Lagerfeld a voulu pour Chanel rappeler que c'est parfois dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe.

"Personne ne s'est jamais offusqué des ribambelles de moulins à vent aux Pays-Bas et pourtant ils ont fourni des générations de hollandais en pain!", a raconté aux journalistes le directeur artistique jamais avare d'explications. Et de trouver ces éoliennes "très élégantes", à l'instar des "panneaux solaires", dit-il. Il est vrai que cette autre source d'énergie renouvelable et gratuite a contribué aux succès des PME allemandes dans tout le bassin méditerranéen...

Sous les souffles du dieu Eole, c'est donc la légèreté aérienne qui a rythmé le défilé où les volumes occupent une place de choix. Des petits ensembles en léger tweed de saison à pois (noir au blanc ou blanc au noir) alternent avec des silhouettes hyper cintrées. Des combi-pantalons dont les jambes ou la ceinture-gaine sont micro-découpées au laser et laissent un peu passer la lumière. Un motif repris sur quelques mini-jupes stretch et qui mettent au jour ici le galbe d'une cuisse, là, l'arrondi d'une fesse.

D'autres pièces, comme des leggings noirs "slim", se présentent en fin crêpe de soie jusqu'au dessus du genou pour se terminer en organza très serré, puis retombent avec nonchalance sur la cheville et le soulier à lanière, à la semelle et talon compensé.

Filant la métaphore autour des volumes aériens, des micro-vestes travaillées en juxtaposition de matières apportent comme un autre nouveau souffle. Des robes à tout petits motifs graphiques bleu et blanc sur fond rouge coquelicot ou une robe cage en petits carreaux d'organdi translucide sur fond corail en témoignent.

A l'heure des bains de soleil, les fans de la maison oseront sans ciller le maillot body siglé des deux "C" inversés, un look qu'elles rehausseront de chapeaux aux teintes pastel et aux immenses bords translucides, un "must have" décoiffant de la prochaine belle saison.

xrao/mw