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02/10/2012 11:38 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

New York: la police se renforce face à la violence propagée sur internet

La police de New York a annoncé mardi qu'elle allait doubler les effectifs de sa division anti-gang pour mieux répondre à la violence largement propagée sur les réseaux sociaux par un nombre croissant d'adolescents.

Le chef de la police Ray Kelly a précisé que ces effectifs allaient progressivement passer de 150 à 300, et qu'ils se concentreraient non pas tant sur les gangs établis impliqués dans le trafic de drogue, que sur les groupes de jeunes adolescents, "organisés de manière vague, qui s'identifient par la rue où ils vivent".

Ces derniers sont responsables de "beaucoup de la violence" notamment dans les quartiers défavorisés, a-t-il insisté, selon des extraits d'un discours qu'il devait prononcer à San Diego (Californie) lors d'une réunion de dirigeants de la police.

M. Kelly a précisé que les jeunes des gangs ciblaient notamment leur victimes pour leur voler des produits Apple, comme les iPhones ou les iPads: "En 2002, nous avions enregistré 86 vols de produits Apple à New York. L'année dernière, c'était 13.233". Et pour les neuf premiers mois de cette année, ces chiffres sont en augmentation de 40%, a-t-il ajouté.

"De manière globale, la criminalité est en hausse de 4%. S'il n'y avait pas ces vols de produits Apple, elle serait en baisse", a-t-il poursuivi.

M. Kelly a également souligné que la police avait arrêté il y a deux semaines 49 membres de deux gangs adverses de Brooklyn, responsables de plusieurs homicides de membres de leurs groupes, mais aussi de passants innocents, pris dans des échanges de coups de feu.

"Grâce à leur besoin irrésistible de frimer sur leurs exploits meurtriers sur Facebook, les enquêteurs ont pu utiliser les réseaux sociaux pour dessiner la carte virtuelle de leurs activités criminelles ces trois dernières années", a-t-il ajouté.

Dans le passé, "la brutalité entre adolescents se réglait à coups de poing. Maintenant, plus souvent, elle se règle avec des armes à feu", a également regretté le chef de la police new-yorkaise.

M. Kelly a également souligné que la violence était désormais alimentée par les réseaux sociaux, qui servaient à "mettre de l'huile sur le feu". Les adolescents y publient menaces de mort et photos cherchant à faire peur, a-t-il expliqué.

Un jeune postera ainsi sa photo devant l'immeuble d'un rival, le menaçant de mort. Les informateurs, ou ceux qui portent plainte sont également identifiés sur Facebook et menacés, a-t-il ajouté.

M. Kelly a précisé que de nouvelles consignes avaient récemment été données aux enquêteurs utilisant les réseaux sociaux, "pour essayer de déterminer un équilibre entre leur potentiel pour les enquêtes et l'aspiration à la vie privée" des utilisateurs.

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