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02/10/2012 08:46 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

L'Irak fait atterrir un avion iranien à destination de Damas et le fouille (responsables)

L'Irak a ordonné mardi à un avion iranien à destination de Damas de se poser pour s'assurer qu'il ne transportait pas d'armes et a procédé à une fouille qui s'est avérée infructueuse, ont indiqué des responsables irakiens à l'AFP.

"Nous avons ordonné à un avion cargo iranien de se poser. Il a obéi, puis a été fouillé par des techniciens spécialisés et des agents de la sécurité", a indiqué Nasser Bandar, chef de l'autorité de l'aviation civile irakienne.

"Nous n'avons rien découvert qui contrevienne aux règles interdisant le transport d'armes entre la Syrie et l'Iran, et l'avons donc laissé poursuivre son trajet", a-t-il ajouté.

Un autre responsable irakien a expliqué que l'appareil avait décollé de Téhéran et qu'il se dirigeait vers Damas.

Un diplomate de l'ambassade iranienne à Bagdad a de son côté confirmé que les autorités irakiennes avaient ordonné à l'appareil de se poser à l'aéroport de la capitale irakienne pour y être fouillé. L'avion appartient à Iran Air, selon lui.

Dimanche, le chef de la diplomatie irakienne, Hoshyar Zebari, avait assuré que Bagdad était "déterminé" à soumettre les avions iraniens se rendant en Syrie à des fouilles, demandées par les Etats-Unis.

En septembre, les Etats-Unis ont plusieurs fois réclamé à leur allié irakien qu'il fasse atterrir et fouiller les avions cargos en provenance d'Iran, traversant l'espace aérien irakien et se rendant en Syrie, redoutant qu'ils ne transportent des armes pour le régime de Damas.

La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a réitéré cette demande la semaine dernière auprès du vice-président irakien Khudayr al-Khuzai, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

Si bien que le département d'Etat a accueilli mardi "de manière très positive" la décision de Bagdad.

"Nous espérons que ces avions cargos seront régulièrement inspectés et que cela dissuadera ceux qui profitent de l'espace aérien irakien pour acheminer des armes en Syrie", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine, Victoria Nuland.

Washington accuse l'Iran d'être le plus fort soutien au régime syrien, y compris en lui fournissant des armes. L'Irak, de son côté, s'abstient d'exiger le départ du président syrien Bachar al-Assad, préférant demander la fin des hostilités.

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