NOUVELLES
02/10/2012 01:28 EDT | Actualisé 02/12/2012 05:12 EST

Achat de fermes éoliennes interdites: plainte de Chinois contre Obama

Une entreprise chinoise a porté plainte contre le président américain Barack Obama pour l'avoir empêchée d'acquérir des fermes éoliennes situées près d'une base militaire, en invoquant la sécurité nationale, selon des documents judiciaires rendus publics mardi.

L'entreprise américaine Ralls Corp, propriété de Chinois, et sa filiale chinoise Sany Group, ont vu leur projet d'acquisition de quatre fermes éoliennes situées dans l'Oregon (nord-ouest) bloqué par un décret présidentiel signé vendredi dernier.

Dans son décret, le président Obama affirmait que des entreprises liées à des ressortissants chinois "pourraient prendre des mesures qui menaceraient d'attenter à la sécurité nationale des Etats-Unis".

Dans sa plainte, déposée lundi devant un tribunal de la capitale Washington et dont l'AFP a obtenu une copie, Ralls Corp estime que "le président a dépassé les limites de son autorité en suspendant ou en interdisant" cette transaction et demande de déclarer "arbitraire et capricieux" le fait d'argumenter que cette transaction "présente des risques pour la sécurité nationale des Etats-Unis".

"Nous pensons que cette plainte n'a pas de fondement et nous avons l'intention de défendre ce dossier avec énergie", a déclaré Natalie Wyeth, porte-parole du département du Trésor.

Barack Obama a pris cette décision après avoir reçu les recommandations d'un comité spécial qui surveille que des acquisitions faites par des étrangers ne représentent pas une menace pour la sécurité des Etats-Unis.

Cette plainte intervient à quelques semaines de l'élection présidentielle américaine.

Dans un communiqué, l'entreprise Ralls estime que ce décret présidentiel interdit un projet "créateur d'emplois" en Oregon "à une période où les Américains ont besoin de plus de travail".

Avec cette plainte, "Ralls continue de montrer son profond respect pour la transparence et la procédure, et recherche seulement un traitement équitable devant le droit et la Constitution", affirme-t-elle dans ce communiqué.

chv-mj/lor