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01/10/2012 12:49 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

USA: la banque centrale exhorte les élus à compléter son action

Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Ben Bernanke, a exhorté lundi le Congrès et le gouvernement des Etats-Unis à prendre des mesures de soutien à la croissance économique pour soutenir l'effort exceptionnel fourni par la banque centrale.

"Bien d'autres mesures pourraient être prises avec le temps pour renforcer notre économie, comme ramener le budget de l'Etat fédéral sur une trajectoire viable, réformer le code des impôts, améliorer notre système éducatif, soutenir l'innovation technologique et développer le commerce extérieur", a déclaré M. Bernanke.

M. Bernanke a tenu ces propos lors d'un discours à Indianapolis, dans l'Indiana (centre), dont le texte a été transmis à la presse.

Il a rappelé que la Fed avait décidé mi-septembre d'augmenter encore son concours financier à l'économie en se lançant dans de nouveaux rachats de titres sur les marchés afin de hâter la baisse du chômage, qui atteignait encore 8,1% en août.

La Fed a également promis à cette occasion de maintenir une politique monétaire ultra-accommodante "pendant un temps considérable", même "après le renforcement de la reprise", si nécessaire, ainsi que le maintien de son taux directeur, quasi nul depuis plus trois ans et demi, à un niveau "exceptionnellement bas" jusque fin 2015 au moins si la situation l'impose.

"Néanmoins", a redit M. Bernanke pour la énième fois lundi, "la politique monétaire n'est pas la panacée" aux problèmes de l'économie américaine.

"A la Réserve fédérale, nous ferons ce que nous pouvons" pour contribuer au redressement de la croissance américaine, a-t-il poursuivi. "Et nous faisons confiance aux autres, dans le secteur public et dans le secteur privé, pour qu'il fassent également leur possible", a déclaré M. Bernanke à l'adresse d'un Congrès dont l'action sur les questions économiques est paralysée depuis deux ans par les dissensions entre les alliés démocrates du président Barack Obama et l'opposition républicaine.

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