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01/10/2012 06:36 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Raids aériens à Idleb en Syrie: au moins 21 civils tués dont 8 enfants (ONG)

Au moins 21 civils dont huit enfants ont péri lundi dans des raids aériens de l'armée syrienne qui ont touché des immeubles résidentiels à Salqine dans la province d'Idleb (nord-ouest), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Au total, 36 personnes, dont 29 civils, ont été tuées à travers le pays dans les combats entre soldats et rebelles et les bombardements aériens et à l'artillerie menés par les troupes du régime de Bachar al-Assad, selon un bilan provisoire de cette ONG.

A Salqine, "au moins 21 personnes dont huit enfants de moins de 18 ans ont péri dans les des raids de l'armée qui tente de prendre d'assaut la ville", a précisé l'ONG en donnant un nouveau bilan de ces frappes.

"Un avion militaire a tiré des missiles sur des immeubles", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, affirmant que des corps se trouvaient sous les décombres.

Une vidéo postée sur internet montre des images insoutenables de corps carbonisés et démembrés, dont ceux d'enfants." Oh mon Dieu, mon fils est mort", pleure un homme devant un pick-up plein de corps.

Une autre vidéo montre les corps inertes de trois enfants au visage ensanglanté. Selon M. Abdel Rahmane, il s'agit de trois enfants d'une même famille.

Selon la télévision d'Etat syrienne, les forces gouvernementales "ont détruit des véhicules munis d'armes automatiques et tué un groupe terroriste armé qui s'attaquait aux citoyens à Salqine".

Le régime ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation déclenchée en mars 2011 et affirme combattre des "terroristes à la solde de l'étranger".

Ailleurs dans le pays, l'armée a bombardé violemment les régions de Deraa (sud) et Homs (centre), a précisé l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins sur place.

A Deraa, au moins cinq personnes, dont une femme et son père et un rebelle, ont péri dans le pilonnage de Tafas et un rebelle et deux officiers ont été tués dans une attaque contre leur véhicule à Naïmé.

L'OSDH fait état, comme dans la plupart des régions visées par les bombardements, de manque de matériel médical.

"Malgré tout ce sang, malgré toutes nos blessures, nous ne reculerons pas, nous continuerons d'offrir nos martyrs, hommes, femmes, enfants, pour cette révolution", crie un homme dans une vidéo postée par les militants anti-régime, en montrant des corps présentés comme les victimes à Tafas.

"Que Dieu te maudisse Bachar, toi, tes soldats et ta famille, nous nous vengerons", clame-t-il encore, en allusion au président Bachar al-Assad qui reste déterminé à en finir avec la rébellion.

Dans la province de Damas, la Ghouta orientale, Zamalka et Aïn Tarma sont la cible de bombardements dont l'écho était entendu dans la capitale. La veille, les soldats avaient "essuyé de grandes pertes" dans cette zone avec plusieurs d'entre eux ayant été tués ou pris en otage par les rebelles, affirme l'OSDH.

Dans la région de Homs, un homme a été tué dans une tentative d'assaut de la localité de Semaalil, et plus au nord à Hama, un homme et une femme ont été tués par des tirs et des obus. Et près de Damas, le chef d'une brigade rebelle a été tué dans les combats avec l'armée.

A Alep, métropole du nord où se joue la bataille centrale du conflit depuis plus de deux mois, l'armée a poursuivi ses bombardements contre plusieurs quartiers, notamment dans l'est.

La veille, les violences ont tué 126 personnes dans le pays, dont 48 civils, selon l'OSDH.

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