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01/10/2012 09:25 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Prêt-à-porter parisien: Léonard, le retour

PARIS - PARIS (Sipa) — Fleuron du Triangle d'or parisien, la maison de luxe Léonard a refait surface lundi avec la collection de son nouveau directeur artistique Raffaele Borriello, dont le défi consistait à vite faire oublier le quasi-naufrage de l'unique collection de son prédécesseur en renouant avec l'ADN maison.

En dépit de la gageure, Borriello, un ancien de Gucci, Rykiel et Saint Laurent, met dans le mille. Il faut dire qu'il a des atouts. "Il existe un point commun entre la mode que je dessine et la femme Léonard qui a confiance en elle-même et n'a peur ni des fleurs ni des imprimés", explique en coulisse le styliste italien à Sipa.

Après un long travail de recherches dans les archives maison, il a "trouvé des merveilles, quasiment des oeuvres d'art parmi les dessins, notamment dans la période des années 70". Un travail de fourmi "qui peut faire peur vu la quantité et la qualité des archives", glisse-t-il.

C'est le cas du "bambou print" un dessin original de 1973 aux longues feuilles effilées qui est au coeur de cette première collection, imprimés sur les éternels jerseys. D'autres dessins (fantasia, florida, cancan) reprennent leur place sur les robes manteau, les robes courtes et les combi-pantalons, la plupart des modèles étant rallongés par le jeu des épaulettes en pagode et parfois couverts d'un invisible voile de paillettes translucides.

Jouant à fond la carte des orchidées maison, Borriello les propose en des bichromies inédites: noires sur fond fuchsia ou noires sur bouton d'or. D'autres teintes rafraîchissantes complètent cette douce palette estivale adoucie: vert menthe, absinthe, beurre frais, corail ou mauve.

L'apport du vernis noir et de la soie laquée nuance cette ambiance fleurie d'une touche branchée comme sur une veste ou un manteau de cuir découpé. La touche sexy revient à quelques pièces balnéaires, dont des bodies imprimés en mikado de jersey noir qui feront bonne figure au cours des "pool parties" dont raffolent les clientes, de Kay West aux plages privées de Dubaï.

xrao/sb