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01/10/2012 10:35 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Ligue des champions - Valence - Soldado, en première ligne

Au moment d'affronter Lille, mardi, pour la 2e journée de la phase de poules de la Ligue des Champions, l'attaquant de Valence Roberto Soldado se considère en partie responsable du début de saison mitigé de son équipe et veut montrer l'exemple face aux Français.

Alors que Valence n'a enregistré que deux succès en 6 matches de Liga, bilan auquel il faut ajouter son revers en Ligue des Champions face au Bayern Munich (2-1), le capitaine Soldado veut donc profiter de ce match déjà décisif contre Lille pour enfin sonner le réveil de son équipe.

Pour rien au monde, le buteur de 27 ans ne souhaiterait en effet que se répète le scénario de la saison passée: l'élimination d'un Valence combatif, mais trop lent à l'allumage à l'issue de la phase de poules, avec 8 points au compteur.

Conscient que le nouvel entraîneur de Valence, l'Argentin Mauricio Pellegrino, qui a remplacé à l'été Unai Emery, a besoin de temps pour poser les bases de sa formation, l'international exige donc plus de lui-même et de ses coéquipiers.

"Les premiers responsables, ce sont les joueurs (...). Nous pouvons tous donner plus sur le terrain, moi le premier", estimait ainsi Soldado après la défaite de Valence en Liga à Majorque (2-0).

Depuis, les Valenciens se sont certes donné de l'air en enlevant leur deuxième victoire de la saison à domicile contre Saragosse (2-0), mais Soldado sait que son équipe ne peut se permettre le moindre relâchement.

Buteur providentiel en sélection à la mi-septembre face à la Géorgie (1-0) en match de qualifications pour le Mondial-2014, l'attaquant n'arrive pas pour l'instant à se montrer aussi décisif avec son club.

Depuis un doublé contre le Deportivo La Corogne (3-3) fin août, le Valencien n'a ainsi plus réussi à retrouver le chemin des filets.

A l'Allianz-Arena, pour l'entrée en lice de Valence en C1 contre le Bayern, Soldado aura été assez discret, se procurant peu d'occasions de but.

Il faut dire que l'Espagnol est, depuis le début de la saison, peu approvisionné en bons ballons par ses partenaires du milieu de terrain, Jonas et Jonathan Viera, encore en rodage.

Mais l'on peut compter sur son sens du but et son engagement total pour son club (où il vient de resigner pour 5 ans) pour insister encore et encore.

A l'image de son but salvateur en sélection contre la Géorgie, le joueur, pur numéro 9, est capable de passer inaperçu durant une bonne partie du match et de frapper au moment où l'on s'y attend le moins.

Et, avec un total de 12 buts en 19 matches de Ligue des Champions, le Valencien semble littéralement taillé pour les grands matches européens.

Enfin, à en juger par les modèles de jeunesse de l'attaquant, on peut se dire que ce joueur né à Valence mais formé au Real avant de revenir dans sa ville natale, a été à bonne école.

Adolescent, "j'aimais les finisseurs, les buteurs. Zamorano, je l'adorais quand il était à Madrid. Jimmy Hasselbaink à l'Atletico, Ronaldo quand il était à Barcelone. Ils étaient les meilleurs", a-t-il ainsi confié au site de l'UEFA. Au capitaine Soldado de montrer la voie aux siens face à Lille.

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