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01/10/2012 08:03 EDT | Actualisé 01/12/2012 05:12 EST

Hausse d'impôt : Marceau prêt à assouplir rapidement ses mesures

Le nouveau ministre québécois des Finances, Nicolas Marceau, envisage de modifier ses mesures fiscales destinées aux plus fortunées pour éviter que des moins nantis n'en fassent les frais.

Dans une entrevue accordée à l'émission de Radio-Canada, Tout le monde en parle, dimanche soir, le ministre Marceau s'est montré sensible aux inquiétudes qu'a provoquées l'annonce de mesures qui toucheront plusieurs dizaines de milliers de contribuables.

Ces mesures proposées, toutes rétroactives à l'année d'imposition 2012, consistent à hausser les impôts sur le revenu des mieux nantis et sur les gains en capital, ainsi que dans la réduction du crédit d'impôt sur les dividendes. Elles permettront de financer l'abolition de la taxe santé de 200 $ par année par contribuable.

Or, bien que ces mesures soient destinées aux citoyens les plus riches de la société québécoise, certains aspects de cette politique toucheront des milliers de citoyens qui ne sont pas nécessairement riches, a fait remarquer l'animateur Guy A. Lepage au ministre Marceau.

« Je réfléchis et je songe à annoncer rapidement des modifications à ce que nous avons proposé de façon à s'assurer que ces gens-là ne soient pas touchés. Deuxièmement, il y a aussi la question de faciliter les négociations avec les autres partis » en vue de leur adoption.

Le ministre des Finances et son gouvernement n'ont cependant pas l'intention de reculer sur l'abolition de la taxe santé.

L'annonce de ces mesures fiscales rétroactives par le gouvernement de Pauline Marois a provoqué une levée de boucliers chez les citoyens dont le revenu excède 130 000 $ ainsi que dans les rangs de l'opposition.

Lisez le blogue de Gérald Fillion : Rétroactivité des impôts : le point